Archives mensuelles : novembre 2013

Sacra et profana

Page 1r, paragraphe 2.
sacra profanaSur la seconde ligne du paragraphe une ligature peut se lire, selon moi, comme  « σβσ » – σεβαστός – vénérable, vénéré, saint, auguste.
Le mot suivant « οσει9 » peut se lire comme « όσιος » – saint, (con)sacré, pur, honnête, religieux, instauré par la loi divine.
Le « 9 » entre les deux peut être « καί » – et, aussi.
Nous pourrions lire donc σεβαστός καί όσιοςvénérable et saint ?
Dans le dictionnaire de Weisman[1] le mot « όσια » qui suit le mot « ίερά » – ίερά καί όσια – ne se traduit pas comme « sacré et saint »  (ιερός = saint, sacré), mais plutôt comme « sacra et profana ».
Dans notre cas le mot qui précède le mot « όσιος » est « σεβαστός » qui peut aussi avoir le sens de « saint » comme « ιερός ».
Pouvons nous traduire ces deux mots comme « sacra et profana » ?


[1] Weisman/Вейсман А. Д. Греческо-русский словарь. Изд. 5-е. — Санкт-Петербург, 1899
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Ο σταυρός ή ο σωτήρ ?

J’ai déjà parlé qu’il existait en grecque et en copte une abréviation « σταυρος », la croix, et c’est cette abréviation que je crois voir dans le premier paragraphe de la page 1r (voir mon post Venerabilis et vivifica crux). Mais en relisant attentivement l’article de Wikipedia sur les Nomina sacra, les abréviations des noms sacrés, je m’aperçois qu’il existe une autre possibilité de lecture, que l’abréviation « σΡσ » peut signifier aussi le génitif du « σωτηρ », le sauveur.

Entre le grec et le vieux slovène, pour le second paragraphe de la première page, la balance commence à se pencher  du côté du grec.

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Υω

Page 1r, paragraphe 2.
Yo
La lettrine du paragraphe peut se lire comme Υ et les deux premières lettres comme υο ou bien υω.  En grec le mot ὕω signifie « faire pleuvoir ».
Ce mot se rencontre à deux reprises dans la Septante, la traduction de la Bible hébraïque en grec.
Exode 9 : 18 « ἰδοὺ ἐγὼ ὕω ταύτην… » – « …je ferais pleuvoir… »
Exode 16 :4 « …ἰδοὺ ἐγὼ ὕω ὑμῖν ἄρτους… » – « …je ferai pleuvoir … »

Mais le même mot  peut être un Nomen sacrum, une abréviation d’un nom sacré, signifiant le datif du mot υίός –  « Fils ».

Si c’est le mot « Fils (de Dieu) » ceci pourrait expliquer l’utilisation d’une lettrine. Le paragraphe suivant commence aussi par une lettrine. J’ai proposé de lire son premier mot comme une forme du verbe « écrire », mais peut être il s’agit du nom « écrits » pour « Écrits (sacrés) », ce qui justifierait la seconde lettrine ?

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