Archives mensuelles : avril 2014

Mots clés de Nymphéa

Je vais appeler le premier paragraphe pA et le second pB.
tsoutsota
pA : « цоуцота цотаw цѣвея »

  1. Цоуцота. En macédonien цуце = џуџе, pl. џуџиња – nain, en turc cüce. Цуцка – pointe, sommet.
  2. Цотаw. цут = цвет, pl. цветови = fleur. Цутеж = цветеж = цутење = floraison.
  3. цѣвея– fleur ?

Peut-on traduire comme : « fleurit avec des fleurs (plus) petites » ou bien « au sommet fleurit fleur » ?

pB : « с шія торцоу там »

  1. с = avec
  2. шія– cou, peut-on dire « collet » ou « tige » ?
  3. торцоу. Du verbe « торчать » – être debout, dépasser, ressortir ? – ou bien du mot du même racine « торцовый » – latéral ?

Peut-on traduire comme : « avec une tige verticale », ou bien « avec une tige latérale » ?

Si la lettre « ц » est confirmée, le mot « chor » devrait se lire comme « цор ». Je n’ai pas trouvé ce mot, par contre le mot « цер » – « цѣръ » signifie remède en macédonien et en bulgare[1].


[1] Богоров И. А. – Българско – френски рѣчникъ, Виена, 1871

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Mots-clés de la page Nymphéa

Les mots à rechercher sur la page 2v :
Lotus, nelumbo, lys, nymphe, nymphéa, eau, flotter, jalousie, Hercule, Héraclès, fève, Égypte, Euphrate, semblable, grand, (plus) petit, allongé, fleur, blanc, jaune, feuille, tige, lisse, fine, principale, latérale, racine, sécher, sec, cuit, pain, rose, fruit, graine.
Quelques mots en grec:
Fleur – ἄνθη, ἄνθοςτό (gen. pl. ἀνθέων);
Lys – κρίνον, τό, (pl. κρίνεα, dat. κρίνεσιν), λείριoν, σουσον, σούσινον (σούσῐνος – de lys);
Lotus – λωτός;
Tige – στέλεχος;
Feuille – φύλλον.

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Nymphéas des Anciens

Le premier à décrire les Lotus et les Nymphéas était Hérodote (Vème siècle avant JC), suivi de Théophraste (4eme siècle avant JC), de Pline et de Dioscoride (1er siècle pour les deux derniers auteurs).

Hérodote dans son Histoire (Livre II, 92) écrit :
« …Lorsque le fleuve a pris toute sa crue, et que les campagnes sont comme une espèce de mer, il paraît dans l’eau une quantité prodigieuse de lis que les Égyptiens appellent lotos; ils les cueillent, et les font sécher au soleil ; ils en prennent ensuite la graine : cette graine ressemble à celle du pavot, et se trouve au milieu des lotos; ils la pilent et en font du pain, qu’ils cuisent au feu.
On mange aussi la racine de cette plante ; elle est d’un goût agréable et doux ; elle est ronde, et de la grosseur d’une pomme.

Il y a une autre espèce de lis, ressemblante aux roses, et qui croît aussi dans le Nil. Son fruit a beaucoup de rapport avec les rayons d’un guêpier : on le recueille sur une tige qui sort de la racine, et croît auprès de l’autre tige. On y trouve quantité de grains bons à manger, de la grosseur d’un noyau d’olive : on les mange verts ou secs…. »

« Επεαν πληρης γενηται ο ποταμος και τα πεδια πελαγιση, φυεται εν τω υδατι κρινεα πολλα, τα Αιγυπτιοι καλεουσι λωτον ταυτ επεαν δρεψωσι αυαινουσι προς ηλιον και επειτα το εκ μεσου του λωτου, τη μηκωνι εον εμφερες, πτισαντες ποιευνται εξ αυτου αρτους οπτους πυρι. Εστι δε και η ριζα του λωτου τουτου εδωδιμη και εγγλυσσει επιεικεως, εον στρογγυλον, μεγαθος κατα μηλον. Εστι δε και αλλα κρινεα ροδοισι εμφερεα, εν τω ποταμω γινομενα και ταυτα, εξ ων ο καρπος εν αλλη καλυκι παραφυομενη εκ της ριζης γινεται, κηριω σφηκων ιδεην ομοιοτατον εν τουυτω τρωκτα οσον τε πυρην ελαιης εγγινεται συχνα, τρωγεται δε και απαλα ταυτα και αυα. »

Pline l’Ancien dans son Histoire Naturelle (Livre XIII) parle du lotus :

« … on donne aussi le nom de lotus à une herbe, et, en Égypte, à une tige du genre des plantes marécageuses. Cette dernière plante pousse quand les eaux du Nil qui ont arrosé le pays se retirent; la tige en est semblable à celle de la lève ; les feuilles, plus courtes et plus minces, sont nombreuses et entassées; le fruit est au sommet, et semblable à celui du pavot pour les dentelures et pour tout le reste : à l’intérieur sont des graines comme le millet. Les indigènes mettent ces têtes en tas, et les laissent pourrir; puis ils séparent la graine par le lavage, la sèchent, la pilent, et en font du pain. Ce qu’on ajoute est singulier : ces têtes, semblables au pavot, se ferment au soleil couchant, et sont recouvertes par les feuilles; au soleil levant, elles s’ouvrent, alternatives qui durent jusqu’à la maturité du fruit et la chute de la fleur, qui est blanche.

On dit de plus pour le lotus de l’Euphrate, que la tête même et la fleur rentrent le soir dans l’eau, y restent jusqu’au milieu de la nuit, et s’enfoncent si profondément, qu’en plongeant même la main on ne peut les trouver; qu’ensuite elles se retournent, se redressent peu à peu, sortent hors de l’eau au lever du soleil, s’épanouissent, et continuent à s’élever au point d’être beaucoup au-dessus du niveau de l’eau. Ce lotus a la racine de la grosseur d’un cognassier ; elle est couverte d’une écorce noire, semblable à celle des châtaignes. Le dedans de la racine est blanc, agréable à manger; mais crue elle l’est moins que cuite, soit dans l’eau, soit sur la braise. Rien n’engraisse mieux les cochons que les pelures de cette racine. »

Dans le Livre XXV il décrit la nymphéa :

« La plante nommée nymphéa provient, dit-on, d’une nymphe morte de jalousie pour Hercule. Pour cela quelques-uns la nomment héracléon, et d’autres rhopalon, à cause de sa racine semblable à une massue; et on ajoute que ceux qui en prennent pendant douze jours perdent la faculté du coït. La plus estimée est celle d’Orchomène et de Marathon. Les Béotiens, qui en mangent la graine, la nomment madon. Elle vient dans l’eau ; de larges feuilles flottent à la surface, et d’autres partent de la racine; la fleur ressemble au lis, et, quand elle est passée, laisse une tête semblable à celle du pavot. La tige est grêle. On la récolte en automne. La racine, noire, se sèche au soleil : c’est un remède pour le cours du ventre.

Il y a encore une autre nymphéa qui croît en Thessalie, dans le fleuve Pénée. La racine est blanche, la tête jaune, de la grandeur d’une rose. »

Dioscoride décrit le lotus :
«… La tige du lotus né en Egypte, dans l’eau des plaines inondables, semblable à celle de Nelumbium, avec une fleur blanche comme le lis ; à l’aube, comme ils disent, cette fleur s’ouvre et, au coucher du soleil, se ferme et cache toute la tête dans l’eau, et encore, au lever du soleil émerge.
La tête ressemble à celle du pavot à opium, dans lequel il y a une graine comme le mil, que les Egyptiens, une fois sec, broient à mélangent dans la préparation du pain.
La racine ressemble à celle du coing, et se mange crue ou cuite. Cuite, elle est de qualité semblable au jaune d’œuf… »

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Pierre de Rosette

NymphaeaQuelle page du manuscrit de Voynich sera notre « pierre de Rosette » ?
Selon moi la page 2v est une bonne candidate :

  1. La plante est (assez bien) identifiée : Nymphéa, Nymphoides, Collocasia, Lotus (voir mon post Folio 2v ).
  2. Nous avons les textes (presque) originaux des Anciens décrivant ces plantes (ci-dessous un exemple de Dioscoride de XVI siècle[1]).

nymphaea DioscCe qui reste à faire :

  1. Trouver les mots dans le texte du manuscrit équivalents aux mots des textes des auteurs anciens ;
  2. Déterminer la langue utilisée pour écrire ce texte.

Comme ma théorie est très simple, il ne me reste qu’à l’appliquer ! 😉

A suivre…


[1] Dioscoride, Pedacius – Dioscoridis libri octo graece et latine. Castigationes in eosdem libros. -Paris : Petrum Haultinus, 1549

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Jeunesse

neolaiasPage 2v, paragraphe 2, ligne 2 : le mot « neolei9 » pour « Νεολαίας » ?

Νεο-λαία, ας – troupe de jeunes gens, la jeunesse

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Solitus

solitusLe dernier mot de la seizième ligne de la page 3r, (la deuxième ligne du troisième paragraphe) peut être le mot latin «solitus» – habituel, ordinaire ?

Ou bien c’est solutus ? dégagé, libre, dissout ?

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Nisia

nisiaSur la dernière ligne du texte de la page 2v un mot (ou bien une partie ?) me fait penser au nom d’une plante répertoriée dans le livre «Sinonoma Bartholomei» : «Nisia in aquis crescit. – Nisia croît dans l’eau – (λιμνήσιον de Dioscoride, ou plutôt une corruption de Nymphaea)»[1].
Ce mot rappelle le mot grec νίψις – le lavage, du verbe νίπτω – laver. D’ailleurs l’une des formes de ce verbe est νένιφα. Νένιφα – nénufar ?


[1] Mirfeld, John – Sinonoma Bartholomei, a glossary from a fourteenth-century manuscipt -in the Library of Pembroke college, Oxford, edited by J.L.G. Mowat, 1882

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