Archives mensuelles : mai 2015

Page 1v

page 1vLa page 1v présente le dessin d’une plante accompagné de deux paragraphes de texte.
La plante a un tronc unique avec trois branches : la branche centrale a des feuilles opposées, les feuilles des branches latérales sont alternées sauf une paire des feuilles, sur la branche gauche.
Sur la branche centrale les feuilles de gauche sont vertes et celles de droite sont jaunes. Sur les branches latérales les feuilles vertes et jaunes se succèdent.
L’unique fleur (bouton, fruit) de la plante est placée verticalement sur extrémité de la branche centrale.
Les racines font penser à des pattes d’un animal avec des griffes et les poils, les plumes, ou les écailles ou à une natte avec des franges.
Les identifications de la plante se basent soit sur l’aspect général et la fleur, soit sur la forme des racines.

  1. Aspect général et fleur

Les premières propositions ont été l’atropa beladonna et solanum solatrium par Petersen et Ethel Voynich. Solatrium est un ancien nom de solanum. Stolfi a tenté d’approfondir la proposition de solatrium en l’identifiant aux quatre plantes de la même famille. Dernière proposition d’une solanaceae, Scopolia carniolica, a été faite par un biologiste finlandais anonyme sur le blog de Stephen Bax.
Edith Sherwood trouve une ressemblance du dessin avec celui de l’Herba orbicularis identifiée comme Aristolochia pallida.

  1. Racines

La forme de racine a poussé Ellie Velinska de faire le rapprochement avec le chasse-diable, millepertuis (Hypericum perforatum) et Arthur O. Tucker et Rexford Talboth avec le Codex Badianus, en identifiant la plante comme Ipomoea murucoides, une convolvulaceae.
Stolfi a déjà souligné la ressemblance de la racine avec une plante d’un herbier italien anonyme datant de 1500 environ, «Erba grania maggiore» identifiée entre temps comme le concombre du diable Ecballium elaterium (Momordica elaterium) de la famille des Cucurbitaceae.
Je pourrais ajouter deux images provenant de l’herbier de Platearius et de Schoenberg.
tubercules poilus
Le biologiste finlandais anonyme du blog de Stephen Bax a proposé la Scrophulaire noueuse.

  1. Fleur et racine

Diane O’Donovan identifie la plante comme le giroflier. Selon elle la natte frangée des racines n’est qu’une répétition du nom de la plante en latin.
La proposition la plus récente vient de Darren Worley sur le blog de Stephen Bax qui voit dans le dessin les deux attributs d’Hercule: le bois d’olivier sauvage et la peau du lion.

pA 1vToutes ces propositions, peuvent-elles nous aider dans le déchiffrement du texte ?
Les deux premiers mots de la page « Neis9 eia8amol » pourraient être plutôt une variante de « Το χιτώνα του Νέσσου », la tunique de Nessus ?
Et le quatrième mot de la première ligne « eiar ebear » serait plutôt « cerbère » ?

fleur dresseeSur la 3me ligne le mot « tnshyja cveja» me fait penser au mot « tnshjatja » et à la fleur dressée de la page 5v.
En vieux slovène тьнькъ = tenuis – mince, fin, délicat. Comparatif – тьнѣй, superlatif –тънъчаѥ (Mikloshich).
Pouvons-nous lire comme « la fleur la plus délicate » ?

pB 1vLe premier mot de la dernière ligne du paragraphe B “Vaor eioveic9”. Ça peut venir du vieux slovène: Warowati – sauvegarder, protéger; warowatisja = cavere – être sur ses gardes, se garder de, éviter.
Mais si la double lettre est “h”, comme dans le mot “chiton” du paragraphe A, ce serai plutôt “верховица” – un terme botanique signifiant “верхушка, маковка” – cime, sommet, sommité, apex.

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Η νασος Ιθακη

onas itakosSous la rosette du coin supérieur droit de la page 86v une inscription peut se lire «  onas oi8a89 », les deux « 8 » sont légèrement différents.

S’agit-il de « ο νασ οιθα ?η » pour « η νασος Ιθακη », l’île d’Ithaque ?

Ou bien « η νασ Ιθακος » – un navire d’Ithaque ?

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Oparota?

oparotaAu coin inférieur droit de la page 86v nous pouvons lire «oparota?», la dernière lettre peut être une abréviation.
86v oparotaVu son emplacement on pourrait imaginer que ce mot désigne un point cardinal ou un leu géographique.
Comme point cardinal nous pouvons envisager l’ouest, sauf si le mot « o notos » proposé précédemment comme le sud soit erroné.
Pour le moment je n’ai pas trouvé de mot exact qui serai en relation avec des points cardinaux, juste la racine « rota » qui signifie en latin rotation, tour, orbite, cours, révolution mais aussi char du soleil, disque du soleil, le soleil. Peut-on lier cette racine à l’ouest ?

Si ce mot désigne un lieu géographique les candidats pourraient être, par exemple Parætonium (Παραιτονιον), une ville de Lybie, proche d’Alexandrie ou Paraetacene (Παραιτακηνη), une contrée de la Perse.
TO map 86vToutefois Parætonius peut se traduire comme «d’Egypte, d’Afrique» (Gaffiot) et l’Afrique est l’une des trois parties des cartes anciennes TO –terrarum orbis. Ces cartes sont orientées habituellement à l’est.

Nous devons chercher peut être d’abord l’harmonie entre le petit cercle du coin supérieur droit et l’axe des deux soleils.

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86v Sud

86v sudUn mot sur le haut de la page 86v, près du coin droit peut se lire comme « o notos » qui signifie Sud en grec.

zahidDans le coin supérieur gauche un mot à peine visible « za ?i9 » pour « zahid », comme Ouest en ukrainien ?

Si le Sud est au coin supérieur droit, le coin supérieur gauche serait plutôt l’Est.

Est-ce que le mot zahid a été gommé parce que le copiste s’est trompé ?

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