Archives de Catégorie: Plantes Voynich

Mandrake morion

mandragore Marco PonziExactly two years ago Marco Ponzi identified a plant on 89r2, in the « pharmacy » section as a mandrake, based on its great resemblance to the image of the 15th century herbarium Florence Riccardiana ms 2174.
The label to the left of the plant read korainy in EVA and I read it morainos.

morainw norainwThe word is apparently unique in the manuscript. A word on page 88v is considered his like, but the first letter is different.
The mandrake is called μωριος or μωριον (morion) by Dioscoride, Pliny and Matthiole of the verb μωραινω – to be fool, stupid or mad. In our case it can be μωραινεις – (you) makes crazy.

Mandragore de 89r2

Il y a deux ans exactement Marco Ponzi a identifié une plante de la section « pharmacie » 89r2 comme mandragore, en se basant sur sa grande ressemblance avec l’image de l’herbier du XV siècle Florence Riccardiana ms 2174.

L’étiquette à gauche de la plante se lit korainy en EVA et moi, je la lis morainos.
Le mot est apparemment unique dans le manuscrit. Un mot de la page 88v est considéré comme son semblable, mais la première lettre est différente.
La mandragore est appelée μωριος ou μωριον (morion) par Dioscoride, Pline et Matthiole du verbe μωραινω – être fou, stupide ou rendre fou. Dans notre cas ça peut être μωραινεις – (tu) rends fou.

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Pharaoh’s worm

ofios wormThere are several snakes on the pharmacy pages of the manuscript, but a snake on page 89r2 is clearly distinguished by its exceptional length. His label is opcheos, οφεως gen. from the Greek οφις – snake, but also creeping plant and guinea-worm.
Although it is not forbidden to call a « snake » snake image, I lean more towards guinea-worm, a parasite known for millennia. Dracunculiasis or dracontiasis unfortunately exists until today, despite the knowledge of the means of prevention.

The worm bore the different names over the centuries: dracontiasis, worm or wire of Medina, worm of the pharaohs, wire of Avicenna, it is called Vena Medinensis by Avicenna who took it for a vein varicose *.
Dracunculiasis treatment is usually surgical, although plants are also traditionally used.


*Jean-Philippe Chippaux- Le ver de Guinée en Afrique – ORSTOM, Paris, 1994

Ver des pharaons

Il y a plusieurs serpents sur les pages de pharmacie du manuscrit, mais un serpent de la page 89r2 se distingue netemment par sa longueur exceptionnelle. Son étiquette est opcheos, οφεως gén. du grec οφις – serpent, mais aussi plante rampante et le ver de Guinée.

Même s’il n’est pas interdit d’appeler une image de serpent « serpent », je penche plus vers le ver de Guinée, un parasite connu depuis les millennaires. Dracunculose ou dracontiase existe malheureusement jusqu’à nos jours, malgré la connaissance des moyens de prévention. Le ver portait les noms différents au cours des siècles : dragonneau, ver ou filaire de Médine, ver des pharaons, fil d’Avicenne, il est appélé Vena Medinensis par Avicenne qui le prenait pour une veine variqueuse*.

Le traitement de dracunculose est généralemnt chirurgical, bien que traditionnelement les plantes sont aussi utilisées.


*Jean-Philippe Chippaux- Le ver de Guinée en Afrique – ORSTOM, Paris, 1994

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Just for fun

Page 88v begins with a row of four images: a dancer, a mermaid, a yogi (or Egyptian scribe) and a monkey swaying on a branch.
Hanuman 88v
The monkey-plant has been reviewed by Koen  and several suggestions have been made by him and his readers.

Hanuman fetches the herb-bearing mountain

Hanuman fetches the herb-bearing mountain, in a print from the Ravi Varma Press, 1910’s (see Wikimedia Commons)

The label of the monkey-plant is otokol EVA, apparently unique in the manuscript. I read it as ovona and the first explanation that comes to my mind is the old slavonic воня – smell.
If I mix french singe=monkey and old slavonic воня, singe+ovonja, I get sanjeevani – a mythical plant able to resurrect the dead and brought by the god-monkey Hanuman in Ramayana.
The mix of French and Old Slavonic words can not be taken seriously! It’s just for fun ! But not for sanjeevani, this plant continues to be actively sought!

Juste pour rire

La page 88v commence par une rangée de quatre images : une danseuse, une sirène, un yogi (ou un scribe égyptien) et un singe se balançant sur une branche. La plante-singe a été examinée par Koen  et plusieurs propositions ont été faites par lui et par ses lecteurs.  L’étiquette de la plante-singe est otokol EVA, apparemment unique dans le manuscrit. Je la lis comme ovona et la première explication qui me vient à l’esprit c’est le vieux slave воня – odeur. Si je mélange singe+ovonja j’obtiens sanjeevani – une plante mythique capable de ressusciter les morts et rapportée par le dieu-singe Hanuman dans Ramayana.

Le mélange des mots français et vieux slave ne peut pas être pris au sérieux ! C’est juste pour rire ! Mais pas pour sanjeevani, cette plante continue à être activement recherchée !

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Makara

plant elephant 99vThe elephant-plant on page 99v has been widely debated on the Voynich ninja forum.
I proposed five years ago to read the label of the plant as an anagram.
In five years I have changed my method, I will try to read the label differently. In EVA the label reads « Koleearol ». Currently I distinguish « K » EVA with the high horizontal bar, which I read as « m » and the one with the lower bar, which I read as « n ». I read « ol » most of the time as « a ».
MakaraWith my new method I read the label as « Makara », it seemed to me as obvious by looking at the enlarged image of Koen. It is true that « ee » will be read as « k » perhaps for the first time and both « l » in « ol » are also different.
Makara is a mythical animal in Hinduism with the elephant’s head and the tail of the fish that serves as a mount for the goddess Ganga and the sea god Varuna. Our plant has the head of an elephant and the blue roots – equivalent of the tail of the fish.
The question is rather how to link makara to health recipes. Makara has already been mentioned in VM discussions, but only about the astrological page of November.
Fortunately for me the answer was not very far, the makara is quoted in the Charaka Samhita, a medical treatise considered as one of the founding texts of Ayurveda. This treaty quotes 177 medicines of animal origin, including makara, difficult to understand if it is the fabulous animal or just the crocodile.
With the two images of the « Indian dancers » of 89v2 the image of the plant-elephant-makara goads us towards the medical treatises of India.

Makara

Le sujet de la plante-éléphant de la page 99v a été largement débattu sur le forum Voynich ninja. J’ai proposé il y a cinq ans de lire l’étiquette de la plante comme une anagramme. En cinq ans j’ai changé ma méthode, je vais essayer de lire l’étiquette autrement.
En EVA l’étiquette se lit « Koleearol ». Actuellement je distingue « K » EVA avec la barre horizontale haute, que je lis comme « m » et celle avec la barre plus basse, que je lis comme «n». Je lis «ol» la plus part de temps  comme «a». MakaraAvec ma nouvelle méthode je lis l’étiquette comme «Makara», ça m’a paru comme une évidence en regardant l’image agrandie de Koen.
Il est vrai que «ee» sera lu comme «k» peut-être pour la première fois et les deux «l» dans «ol» sont aussi différents.
Makara est un animal mythique dans l’hindouisme avec la tête d’éléphant et la queue du poisson qui sert de monture à la déesse du Gange Ganga et au dieu des océans Varuna.  Notre plante a la tête d’un éléphant et les racines bleues – équivalent de la queue du poisson.
La question qui se pose est plutôt comment lier le makara aux recettes de santé. Makara a déjà été citée dans les discussions sur le VM, mais seulement à propos de la page astrologique du mois de novembre.
Heureusement pour moi la réponse n’était pas très loin, le makara est cité dans la Charaka Samhita, un traité médical considéré comme un des textes fondateurs de l’Ayurveda. Ce traité cite 177 médicaments d’origine animale, dont le makara, difficile à comprendre s’il s’agit de l’animal fabuleux ou juste du crocodile.

Avec les deux images des « danseurs indiens » de 89v2 l’image de la plante-éléphant-makara nous aiguillonne vers les traités médicaux de l’Inde.

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Tamarind of 89v2

The middle image band on page 89v2 has three roots with leaves or fruits. Koen examined these images and proposed for the second winged Nike.
In my opinion, the first two roots clearly show the Indian dance postures.
danseur 89v2tamarind 89v2
tamarind

The second root is labeled dydariin in Voynich Query Processor, but it is rather 89maran or 89mariin. Can we read this word as temaran for tamarind?
If the dancers indicate the origin of the plants, the word tamarind is well suited: tamar indi – Indian date.
The drawing’s pod doesn’t have the exact shape of the tamarind pod but it will not be the first time that the herbarium image is more stylized than photographic.
Only A. Ulyanenkov has proposed tamarind for a plant of 100r *, except, of course, if there are proposals from other researchers not tagged and therefore difficult to access.


*A. Ulyanenkov-Voynich Manuscript (The “Book of Dunstan”) coding and decoding methods.

Tamarin de 89v2

La bande d’images du milieu de la page 89v2 présente trois racines avec les feuilles ou les fruits. Koen a examiné ces images et a proposé pour la deuxième Niké ailée. Selon moi les deux premières racines présentent très clairement les postures de la danse indienne.
L’étiquette de la deuxième racine est marquée dydariin dans Voynich Query Processor, mais c’est plutôt 89maran ou 89mariin. Nous pouvons lire ce mot comme temaran pour tamarin ?
Si les danseurs indiquent la provenance des plantes, le mot tamarin (tamarind) convient bien : tamar-datte, ind- des indes. La gousse sur le dessin n’a pas la forme exacte de la gousse du tamarin mais ce ne sera pas la première fois que le dessin d’un herbier soit plutôt stylisé que photographique.
Seul A. Ulyanenkov a proposé tamarin pour une plante de 100r*, sauf, bien sûr s’il existe des propositions non taguées et donc difficilement accessibles.


*A. Ulyanenkov-Voynich Manuscript (The “Book of Dunstan”) coding and decoding methods.

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Canopic jars

Continuing to look at the labels on page 82 (recto and verso), I was looking for the same on other pages, and, one thing leading to another, I went to the pages of the « pharmacy jars ».
It was with astonishment that I looked, as for the first time, at the drawing of the two mummies, one white and the other brown, on page 89r2.
momies 89r2
The page has four « jars » on the left margin, the same number as the Egyptian funeral vases. The leaves of plants representing the mummies have erect ears for the brown mummy and a bird’s beak for the white suggesting the jackal and falcone* respectively.
momie bruneThe jackal, the falcon, the baboon and Amset (human head) are the four sons of Horus, the four geniuses who protect the organs of the mummy: Amset – the liver, Douamoutef with the head of the jackal – the stomach, Hapi with the head of baboon – the lungs, Qebehsenouf with falcon head – the intestines.
momie blancheOf course everything is not very clear on this little image. Why are the leaves duplicated? Why is the brown mummy that should represent the stomach rather suggests the intestines and the white mummy that resembles the stomach and the large intestine is marked by falcon leaves, so intestines?
Perhaps the author did not deal with this kind of detail, and just wanted to talk about « pharmaceutical » products: white mummy, mumia alba and brown mummy, mumia nigra**?
I don’t think that the mummy’s question was debated by Voynich’s researchers, I found only one reference, that of Diane, but not for this page. Koen also asked the question about leaves, without connection with mummies.
So the « agrarian » tools on page 99v, all these hooks, scrapers, brushes, funnels, can be tools of embalmers?


* image of Jeff Dahl
** Robert James Forbes – More studies in early petroleum history-Brill Archive, 1959

Vases canopes

En continuant d’examiner les étiquettes de la page 82 (recto et verso), je cherchais les mêmes sur d’autres pages et, de fil en aiguille, je suis arrivée sur les pages des « pots de pharmacie ».
C’est avec étonnement que j’ai regardé, comme pour la 1re fois, le dessin des deux momies, l’une blanche et l’autre brune, sur la page 89r2.
La page a quatre « pots » sur la marge gauche, le même nombre que celui des vases funéraires égyptiennes. Les feuilles des plantes représentants les momies ont les oreilles dressées pour la momie brune et un bec d’oiseau pour la blanche ce qui suggère le chacal et le faucon* respectivement.
Le chacal, le faucon, le babouin et Amset (à tête humaine) sont les quatre fils d’Horus, les quatre génies qui protègent les organes de la momie : Amset – le foie, Douamoutef à tête de chacal – l’estomac, Hâpi à tête de babouin – les poumons, Qebehsenouf à tête de faucon – les intestins.
Certes tout n’est pas très clair sur ce bout d’image. Pourquoi les feuilles sont en double ? Pourquoi la momie brune qui devrait représenter l’estomac fait penser plutôt aux intestins et la momie blanche qui fait penser à l’estomac et le gros intestin est marquée par les feuilles de faucon, donc des intestins ?
Peut-être que l’auteur ne s’occupait pas de ce genre de détails, et voulait juste parler de produits « pharmaceutiques » : momie blanche, mumia alba et momie brune, mumia nigra**?
Je ne pense pas que la question de la momie a été débattue par les chercheurs de Voynich, je n’ai trouvé qu’une seule référence, celle de Diane, mais pas pour cette page. Koen par ailleurs a posé la question à propos des feuilles sans liaison avec des momies.
Du coup les outils « agraires » de la page 99v, tous ces crochets, grattoirs, brosses, pinceaux, entonnoirs, peuvent être des outils des embaumeurs ?


* image de Jeff Dahl
** Robert James Forbes – More studies in early petroleum history-Brill Archive, 1959

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Garlic of 44v

The 44v plant has already been identified as kale, rhubarb or parsley from Naples.
skorotoisThe plant resembles a carrot but in the text we clearly see the word skoro89, probably σκοροθοις, dative plural of σκοροθον – garlic.
This does not automatically mean that this is the description of garlic, maybe that garlic is just quoted in the text?

Ail de 44v

La plante de 44v a été déjà identifiée comme le chou frisé, la rhubarbe ou le persil de Naples.
La plante ressemble à une carotte mais dans le texte on voit clairement le mot skoro89, probablement σκοροθοις, datif pluriel de σκοροθον – l’ail.
Cela ne veut pas dire automatiquement qu’il s’agit de la description de l’ail, peut être que l’ail est juste cité dans le texte ?

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Euphraise de 54r

manuscrit Voynich Mot Il y a presque deux ans de cela j’ai publié un petit post “Erba amoroxa”, où je soulignais la ressemblance entre deux mots figurants sur la page 5r et la page 54r.
En ce temps je lisais «l» EVA comme «k», car il y a au moins trois modèles de lettre «l» dans le manuscrit. Actuellement je préfère lire « l » EVA comme «l» et « ol » EVA comme « ol »,  «ou» ou bien «a».
Dans ma première tentative de lecture j’ai eu donc «amoroxa» qui me poussait plus vers les langues latines, herba amoroxa ou amorosa, comme une plante faisant partie d’un philtre d’amour.
Aujourd’hui je lis sur 5r comme oamoaras9 et sur 54r comme aomorasal pour – αμαυρωσις ?
Amaurose – est un terme utilisé jusqu’à nos jours pour désigner une forme de cécité. En grec ancien αμαυρωσις désigne aussi un charme pour devenir invisible (!) et la ciguë. Les plantes de 5r et de 54r n’ont rien avoir avec la ciguë qui est une ombellifère.
Toutefois Matthiole décrit une plante excellente pour améliorer la vue – Euphraise, casse-lunettes (Euphragia).

euphrasia-54r
Il est vrai que les fleurs de la plante du VM sont un peu différentes, d’ailleurs E.Sherwood a identifié cette plante d’après les fleurs comme Circium arvense ou C. oleraceum. Je n’ai pas trouvé sur le net d’autres propositions pour cette plante.

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Amoroxa cultivé de 5r

domesticusSur la troisième ligne de la page 5r les deux premiers mots peuvent être lus ensemble comme «doamovanei9» qui me fait penser au mot du vieux slovène домовьная le féminin de домовьный/domovьnъјь (voir Sreznevski et Troubachev).
georgiasCe mot a plusieurs significations, dont «domestiqué».
Il peut être le synonyme du mot γεωργιας, de la deuxième ligne du paragraphe suivant.

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Dorkas de 6r

 

dorcasLe dernier mot de la 4ème ligne de la page 6r se lit « 9aurk9’ »*
Est-ce que c’est δορκας, ζορκας ou iorkos** –la gazelle, le chevreuil ?
La partie (yaiir EVA) ne se rencontre que trois fois dans le manuscrit et l’ensemble 9aurk9 – une seule fois.


*Les deux 9 sont légèrement différents.
**Liddell H. G. – Greek–English Lexicon

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