Hypothèses

  1. L’origine du manuscrit est l’Italie du Nord. Cette hypothèse est proposée par plusieurs chercheurs : René Zandbergen[1], Nick Pelling[2], Sergio Toresella[3]. Rene Zandbergen se base sur les dessins des châteaux, qui seraient nord italiens. Selon Sergio Toresella, spécialiste italien des herbiers, l’ouvrage serait une imitation de livre médical comprenant différentes sections (astrologie, botanique, balnéothérapie, etc.) et portant un texte volontairement mystérieux, utilisé par un charlatan pour impressionner sa clientèle.
  2. L’auteur du manuscrit était polyglotte. Premièrement parce que dans les universités européennes au Moyen Age on apprenait le grec, le latin, l’hébreu. En outre, en homme instruit, l’auteur avait, surement, les connaissances des langues germaniques, romanes, slaves et autres, parlées en Italie[4] [5]. Le grec était connu en Italie, notamment par les moines du rite byzantin, dont le plus grand monastère se trouve à Grottaferrata (Cryptopherre, Κρυπτοφέρρη), à quelques kilomètres seulement du monastère jésuite de Frascati, où Voynich a acheté le manuscrit. (Il est vrai que c’est le centre de l’Italie et non le nord.)
  3. La même page peut contenir du texte, par exemple, le nom d’une plante, en différentes langues.
  4. Le texte est écrit de gauche à droite
  5. Les espaces entre les mots n’ont pas toujours de signification
  6. Les mots ne se coupent pas à la fin de ligne
  7. Le texte peut contenir des anagrammes
  8. Les titres sont écrits avec le même alphabet que le texte
  9. En cas de codage du texte par substitution, seules les consonnes sont remplacées, les voyelles restent sans changement[6]
  10. Les pages de la section « botanique » contiennent le nom de la plante représentée. Stolfi [7] suppose même que ce soit toujours le premier mot de la page.
  11. La section « botanique » est semblable aux herbiers du Moyen Age. Le manuscrit contient, probablement, les références aux auteurs reconnus comme Dioscoride, Avicenne, Galien, Appuleius, Isidore, Albert le Grand etc. Ces références peuvent être abrégées [8]
  12. La consonne initiale d’un mot peut être doublée si le mot précédent se termine par une voyelle[9]

[2] Pelling N.  – The curse of the Voynich. The secret story of the people, places, and politics behind the enigmatic “Voynich Manuscript” Compelling Press, 2006
[3] Toresella S. –Gli herbari degli alchimisti, , in Arte farmaceutica e piante medicinali : erbari, vasi, strumenti e testi dalle raccolte liguri ; a cura di Liana Saginati, Pisa, Pacini, 1996, pp. 31-70
[4] Lanoue Guy – Université de Montréal – L’italien
[6] Speranskij/Сперанский М.Н.- Тайнопись в юго-славянских и русских памятниках письма – Энциклопедия славянской филологии. Вып.4, Ленинград, 1929
[9] Vieillard F., Guyotjeannin O. (coord.) – Conseils pour l’édition des textes médiévaux : Fascicule I : conseils généraux – Ecole Nationale des chartes , Paris, 2001

2 réponses à “Hypothèses

  1. jb

    Bonsoir,
    j’ai trouvé un manuscrit structuré comme celui de Voynich qui traite aussi de la Thériaque.
    C’est le Kitāb al-Diryāq, ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8422960m

    Bien amicalement,

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