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Word qosheedy of 82r

daistheisOn page 82r two unique words (qocseedy/qosheedy and qoshedy/qoesedy) can be read as doeses89 and doise89, both for δαισθεις?
Δαισθεις is the participle of the verbs δαιζω, δαιω and δαινυμι.
Δαιζω-to divide, to separate, to cut in parts, usually with the idea of violence, to tear with the edge of a weapon, to destroy (a city from top to bottom).
Δαιω – divide, share, tear.
Δαινυμι – to make the parts for a meal, to celebrate with a meal, to take part in the meal (funeral), to eat, to devour, to consume (speaking of the pyre, the poison).

Mot qosheedy de 82r

Sur la page 82r deux mots uniques (qocseedy/qosheedy et qoshedy/qoesedy) peuvent être lus comme doeses89 et doise89, les deux pour δαισθεις ?
Δαισθεις est le participe du verbe δαιζω, de δαιω ou de δαινυμι.
Δαιζω-diviser, séparer, couper en parts, ordinairement avec l’idée de violence, déchirer avec le tranchant d’une arme, déchirer, arracher, faire périr, détruire une ville de fond en comble.
Δαιω – diviser, partager, déchirer.
Δαινυμι – faire les parts pour un repas, célébrer par un repas, prendre part au repas (funéraire), manger, dévorer, consumer (en parlant du bucher, du poison).

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Folio 4v

folio 4v

Le folio 4v a deux paragraphes de texte qui ont des mots en commun. Est-ce que les deux paragraphes ont le même texte écrit en deux langues très proches, comme le serbe et le croate ou bien le tchèque et le slovaque, le russe et l’ukrainien, par exemple ?

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Les nymphes du Nouveau Monde ?

nymphes

Bien que n’ayant jamais visité l’Amérique, Pierre Martyr D’Anghiera, un italien vivant à la cour des Rois Catholiques[1] en Espagne, fait connaître la découverte du nouveau continent en Italie, en écrivant 80 lettres entre 1492 et 1526, en se basant sur les narrations des conquistadors qu’il rencontre à la cour.

Dans une de ses lettres il décrivait au cardinal Louis d’Aragon la réception des espagnols par le cacique de Xaragua[2] :

« …Quant aux jeunes filles, cheveux épars sur leurs épaules, le front seulement ceint d’une bandelette, elles ne couvrent aucune partie de leur corps : figure, poitrine, seins, mains, le corps entier était nu, d’une blancheur un peu brune. Toutes étaient belles. On aurait cru voir ces splendides naïades ou ces nymphes des fontaines tant célébrées par l’antiquité. Tenant en mains des gerbes de palmes qu’elles portaient en exécutant leurs danses, qu’elles accompagnaient de chants, …»

Ça ne vous fait pas penser aux nymphes du manuscrit ?

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Shushana

Sur la page 2r la dixième ligne commence par les mots qui pourraient être lus comme « дõна голам шоушена -Donna golam Shushena ». Shushena Shoshannah signifie en hébreu le lys ou la rose[1]. Le prénom dérivé est Suzanne. « Le lys entre les épines » (du Cantique des cantiques II, 2) est aussi le qualificatif de Notre Dame, la Vierge Marie, apparu dans la théologie à la fin du XII siècle[2]. Le mot « golam » ou « golem » vient du mot slave qui signifie « grand, âgé, nombreux ». Donna gola(e)m Shoushena – Notre Dame Shoushanna ? S’agit-il du prénom d’une personne ou bien du nom d’un des chardons : chardon de Notre-Dame ou chardon-Marie, Silybum marianum[3]? Un mot semblable peut être lu sur la page 1r dans le troisième paragraphe. shusheno On pourrait espérer lire le mot « lys » sur la page 2v : peut être qu’il est présent sous la forme d’anagramme et que le mot que j’ai lu précédemment comme « meianteia » fait plutôt partie de deux mots : « meia neia sho shou » – « meia shoushoneia » – petite shushanna – petit lys ? meia shushana Lire la suite

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Chardons 2r

page 2rLa page 2r a deux paragraphes de texte et le dessin d’une plante. Selon Stolfi[1] la plante a été  identifiée comme Cyanus segelis coeruleus par Kornblume et  Centaurea par Holm. E.Sherwood[2] propose aussi Centaurea diffusa. Tezan[3], pour qui le manuscrit est écrit en langue slave, soutient que c’est « чертополох » -« čertopoloh », le nom générique des plantes épineuses des genres Carduus, Cnicus ou Cirsium, équivalent du chardon français. Ce nom signifie « chasse-diable ». Selon Trubachev[4] ce nom peut s’appliquer aussi à d’autres plantes épineuses comme Carlina acaulis L. et Xanthium spinosum L.
La racine de la plante a une forme particulière, qui me fait penser au signe du cancer[5]. La plante a deux tiges : la tige gauche porte deux feuilles et trois fleurs et la tige droite porte quatre feuilles.
Il y a deux mots écrits en dehors des paragraphes du texte : l’un sur la marge droite et l’autre sur la feuille droite inférieure de la plante[6].
Le texte a six fois les lettres en double, dont quatre fois « 9 » et deux fois « 8 » ; cinq doublets sur six se trouvent dans le premier paragraphe. Tout ceci peut être un hasard ou bien il y a là un sens à découvrir.

Les deux paragraphes du texte commencent par le même mot, est-ce le nom de la plante ?

texte 2rDeux mots de texte, se trouvant dans les quatrièmes lignes de chaque paragraphe, me font penser au mot « shajtan » – « шайтан » – équivalent du mot « чёрт » de « čertopoloh » – « satan, diable ».
Il est vrai que ces deux mots sont écrits avec des légères différences.
Peut-on imaginer que les deux paragraphes ont le même contenu, par exemple la description d’une plante provenant de deux herbiers différents ? Ou bien c’est la description de deux plantes d’une même famille ?
Pouvons nous espérer de trouver dans le texte les noms des auteurs des herbiers ?
Dans la sixième ligne du premier paragraphe : « сам 8аω » : c’est, peut être « le même Thao » – le même (que) Theo(phraste) ?
Les mots  du 2me paragraphe « сам с а’м » c’est, peut être « le même avec a’m», c’est-à-dire « le même avec Albertus Magnus » ?
Et sur l’avant-dernière ligne, à deux reprises, le chiffre « 5 » retourné : « 5 аm » et -« 5 al ». AM comme Albertus Magnus ? Al comme Albert[7], Alpino[8], Aldrovandus[9], Albuc(r)asis[10] ?
Les trois premiers mots de deux paragraphes me font penser aux noms des plantes, suivis des abréviations des noms des auteurs, comme, par exemple, le nom du chardon penché en latin sera Carduus nutans L., c’est-à-dire le chardon penché de Linné.

nom chardon
Le second terme du «nom de la plante» du second paragraphe serait «шам» – «(de) Syrie» en langues slaves et donc «syriacus» en latin.
La plante donc peut être le chardon (ou cirse) de Syrie qui a plusieurs synonymes : Notobasis syriaca, Carduus syriacus, Cirsium syriacum, Cnicus syriacus, Cynara syriaca.
A suivre…
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Lettres “d” et “q”

Sur la page 5r on voit neuf fois la lettre « 4o ». Toutes ces lettres ont été transcrites par Currier et autres transcripteurs comme « q ». En regardant attentivement on peut apercevoir les différences: sur cette page il y a au moins deux modèles de « 4o ».

lettres d_qu

Dans le deuxième paragraphe, à partir de la ligne 5, la partie supérieure de « 4 » est triangulaire.
J’ai lu ces lettres comme « d ».

Dans le premier paragraphe les lettres sont différentes : la première lettre de ligne 3 n’est pas triangulaire, je suppose qu’elle pourrait signifier « q », les deux lettres restantes sont intermédiaires: est-ce que c’est « q », « d » ou bien une autre lettre ?

quam tam f5r

4oam …..8am… – quam…tam – c’est peut être du latin : quam+superlatif…tam+superlatif… = plus…plus.

Dic9d9nci9 dcor cve9 sho vzi989 dvoi9ni9 … – dicadancija dcor cveja sho vziata dvoijanija – en slave – …descendance  des fleurs qui ont été prises double…

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Sang dragon du Pérou

sang dragonLa page 25v contient un seul paragraphe de texte et le dessin d’une plante avec un drôle d’animal à côté.
La plante a une couronne de longues feuilles droites en bouquet, un renflement sur le tronc et des racines rouges.
Le petit animal semble manger le bout de la feuille.

J’ai trouvé sur l’internet quatre propositions de signification de ce dessin :

  1. D.Scott[1] l’identifie comme Dracaena, peut être Dracaena massangeana (originaire d’Afrique ?) ;
  2. E.Sherwood[2] propose Isatis tinctoria, une plante européenne utilisée autrefois à grande échelle pour la production de la teinture bleue ;
  3. D.Odonovan[3] pense que le dessin représente deux grandes arbres « Sang de Dragon » : Dracaena Cinabaris (socotrana ), originaire de l’archipel de Socotra dans l’Océan Indien et Dracaena draco, originaire des Canaries.
  4. N.Pelling[4] suppose que l’image du dragon fait l’allusion non pas à une plante mais plutôt à un livre secret dans le style de livres de Taccola.

L’animal présenté fait penser à un dragon, ce qui ne donne pas de solution immédiate à ce rébus.

  1. Premièrement « dragon » occupe une place importante dans le vocabulaire alchimique.
  2. Dans le cas de la botanique le mot « dragon » – draconis, fais partie des noms de nombreuses plantes.
  3. En pharmacie un dragon peut signifier le « sang dragon », qui, à son tour a plusieurs explications :
  • C’est le nom de plusieurs plantes européennes
  • C’est une résine importée en Europe, obtenue à partir d’une plante souvent inconnue.

sang dragon PerouPeut-on trouver une ressemblance avec l’image du fruit du sang-dragon du Pérou, provenant du livre de N. Monardes[5] sur des plantes médicinales issues du Nouveau Monde ? (voir le détail de l’image à droite).

pitaya

Ou bien le petit dragon ne mange pas la feuille mais, plutôt, est accroché à la feuille ? Il représente peut être le pitaya[6], le fruit de dragon, le fruit d’un cactus épiphyte du Pérou ?[7] Ce fruit était mentionné pour la première fois en 1553 par Pedro Cieza de Léon dans ses Chroniques du Pérou[8].

Examinons le texte : page_25v Un mot de la troisième ligne lu à l’envers nous donne « roebish » – rubish ? – de (couleur) rubis ?

Le texte contient onze fois le mot « 8am » (ou « daiin), alors qu’il est présent une seule fois sur la page de l’ananas et deux fois dans le paragraphe de corozo.

Est-ce que ce mot sépare les synonymes ?

Le Dictionnaire de Mérat[9] cite huit plantes produisant la substance vendue autrefois en pharmacie sous le nom de « sang-dragon » :

« Sang-dragon, sanguis draconis. Substance résineuse, un peu balsamique, de couleur rougeâtre, qu’on obtient de plusieurs végétaux… :

  1. Pterocarpus Draco L. – arbre de la famille des légumineuses, originaire des Indes Orientales
  2. Dracaena Draco L. – arbre de la famille des Asparaginés, originaire des Canaries
  3. Calamus Draco W. – le palmier, dont la résine est un véritable sang de dragon. La résine est extraite des fruits.
  4. Yucca Draconis, L. – de la famille des Liliacées, ressemble au Dracaena Draco, orginaire de l’Amérique
  5. Dalbergia monetaria L. – arbre de la famille des Légumineuse, originaire de Surinam
  6. Pergularia sanguinolenta, Lindley – Apocynée, originaire de Sierra-Leone
  7. Croton sanguifluum et C. Hibiscifolium, Kunth – de la famille des Euphorbiacées, originaires du Pérou
  8. Houmiri balsamifera – arbre de la Guiane, de famille indéterminée »

En latin[10] « tam » signifie « tant, autant, si, tellement, à ce degré, à ce point »

A suivre…

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Ananas du Brésil

ananas
La page 11v a un seul paragraphe de texte et le dessin d’une plante.
Je n’ai trouvé qu’une seule identification de la plante, par E.Sherwood, qui voit en elle Curcuma longa [1], une plante asiatique connue en Europe depuis l’Antiquité et décrite par Dioscoride dans ses Materia Medica[2].
Selon moi, la plante ressemble plutôt à un ananas, une plante du Nouveau Monde, découverte par les conquistadors au Pérou et au Brésil.
Les images de l’ananas proviennent, de gauche à droite, des livres d’Oviedo[3], de Thevet[4], d’Acosta[5] et de Hernandez[6].
Pour plus d’illustrations : www.plantillustrations.org
Voici les noms de l’ananas que j’ai pu trouver sur l’internet :
abacaxi [abaka’ʃi], achupalla, achupaya, amanat(z), ananas(a), boniana, bromelia, hoyriri, iaiagua, iaiama, iayama, matzatli, nana, nanon, nuce pinea indica, piña(s), pineapple, pinhas, pinnas, pinya.
Pourrai-je trouver un mot dans le texte qui donnerait le nom de l’ananas ?

page_11v

Les remarques qui suivent se basent sur ma proposition actuelle de l’alphabet (qui peut, évidement évoluer) :

  •  Il n’y a pas de lettre « b » dans le texte – abacaxi, boniana, bromelia
  • Il n’y a pas de mot avec deux « n » – ananas(a), nana, nanon
  • Pas de mot avec « p » et « n » – nuce pinea indica, piña(s), pineapple, pinhas, pinya
  • Pas de mot avec deux « r » – hoyriri

Il reste : achupalla, achupaya, amanat(z), iaiagua, iaiama, iayama, matzatli.

aiamaEst-ce que ce mot peut être le nom de la plante ?

Sauf que ce mot n’est pas unique dans le manuscrit : en dehors de cette page il se trouve sur 2r, 9r, 47v, 69r.

A suivre…

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Corozo du Pérou

slon

Le dernier paragraphe de 99v a le dessin d’un pot de pharmacie à gauche et le dessin d’une plante à la tête d’éléphant à droite. Le pot et la plante sont accompagnés d’étiquettes.
phytelephas miroirL‘inscription sur le pot peut se lire « orakas », qui peut être une anagramme « korozo » – « corozo » – l’ivoire végétal, le fruit de palmier péruvien Phytelephas[1], (voir l’image[2] à droite). Ce palmier a été décrit, pour la première fois, par Ruiz et Pavon en 1798[3].
L’étiquette à la droite du dessin de l’éléphant peut se lire « nolccarol ». Nous pouvons séparer ce mot en trois parties et en lisant ces parties à l’envers obtenir « slon raslo » – « слон расло ».
Le mot « slon » ne pose aucun problème, il signifie « éléphant ».
Le mot « raslo » peut être rapproché du mot « расль » – росток, отпрыск[4] – pousse, rejet.
Ou bien du mot « raslina »– plante en serbe, « roślina » – même chose  en polonais et ukrainien.
Donc cette étiquette veut dire « la pousse d’éléphant » ou bien « la plante éléphant ».

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Des outils

outils

La page 99v commence par le dessin d’un pot avec une inscription et les dessins de huit « plantes » ou « racines ».
L’inscription sur le pot peut se lire « onarad ?a » – o naradiades outils en langues slaves[1] [2].
Les « racines » de la partie droite du dessin me font penser aux outils agraires. Les outils de la partie gauche sont les outils de la maison ?
La « racine » N° 7, fourchue c’est l’araire – en langues slaves ralo, рало, соха. Son étiquette « arol » est une anagramme.
Le balai en langues slaves est me(i,o)tla. L’étiquette de troisième dessin lue de droite à gauche nous donne  : (m)atlo.

A suivre….

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