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Rade d’Egée de 75r

medaillon 75rLe petit médaillon de la page 75r contient un texte écrit sur sept lignes : sal onu89 / 8al9 9che9 / sols 8aro / 9chv9 / saino / sal89 / 8ain9.
Le premier mot sal peut provenir du mot σαλα= σαλη de σαλος – agitation, tremblement de terre, agitation des flots, trouble de l’âme, inquiétude, détresse, mais aussi lieu d’ancrage, mouillage, rade.
Le deuxième mot peut être ονητος (du verbe ονινημι) profitable, bénéfique.
8al9 peut être Θαλ(λ)ος – jeune rejeton ; florissant;
9che9 peut être Αιγαιος – Egée.
Sols 8aro – sas 8aro : Σασσω=σαττω – équiper, armer; approvisionner; remplir (un navire);
8aro pour ταρον·= τραρον =ταχυ – vite, rapide;
9kb9 – du verbe εκβαινω – sortir (d’un navire), débarquer; remonter ; εκβασις – débarquement ; chemin pour sortir d’une mer, issue ; résultat.
Nous pouvons lire le mot de la 5me ligne comme saino ou bien sawo.
σαινω – accueillir avec amitié; flatter; calmer (la douleur), tromper;
σαοω, = σωζω – conserver sain et sauf ; mettre à l’abri du danger, préserver, sauver ; être sauvé, épargner;
Σαλω – σαλια= αρκει de αρκεω – écarter, repousser; résister, tenir bon ; suffire.
89 peut être της ou τας –gen. ou acc. de l’article ou du pronom relatif ou démonstratif.
8ain9 – Ταινιας, gen. de Ταινια – bandelette, ruban ; bandage ; banderole d’un navire ; langue de terre ; banc de sable ; sorte de poisson.
L’ensemble nous donne :
La rade profitable et florissante d’Egée, à l’approvisionnement rapide, au chemin de sortie sans danger, en s’écartant de cette langue de terre.

Ou bien il s’agit d’un débarquement clandestin ?

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Coquillage mensuel de 75r

narosLes deux premiers mots de la page 75r de la section balnéaire sont «Meist89 nar9»*. Comme d’habitude nous pouvons trouver dans le grec ancien plusieurs mots aux significations assez différentes.
Meis89 peut être μειστος – le moindre, ou bien μης89 ou μεισ89**, où μης= μεις – le mois ou la phase de la Lune.
Ναρος – qui coule, qui s’épanche, aussi νηρος=νηρον – l’eau, mais aussi νηρειτης – le nom de quelques coquillages de mer.
L’ensemble nous donnerait :

  • Le moindre épanchement,
  • le plus petit coquillage marin,
  • l’écoulement mensuel.

Pas facile de choisir.


*Je lis différemment les deux lettres aux longues jambes («k» EVA).
**Les spécialistes du grec ancien peuvent proposer la lecture du suffixe 89 (τος, θεις, θεν ?)

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Baignade au féminin de 77r

baignade-77r
La page 77r contient plusieurs mots qui peuvent avoir l’origine grecque. D’abord le mot «lou» (lol EVA) qui se répète sur cette page quatre fois, peut provenir du verbe λουω – laver, (se) baigner, (se) mouiller, plonger dans l’eau, baptiser. C’est un verbe qui est bien en harmonie avec les dessins de la page. Le dernier «lou» est suivi par «8auO» (daiin EVA, à revoir, à mon avis) et les deux forment «lou8auO» – du verbe λουτιαω – avoir envie de se baigner ?
Sur la première ligne le mot 89lchis (dy!lches EVA) peut être θηλειις pour θηλυς – féminin, de femme, mais aussi frais, rafraîchissant.
Le mot suivant (olkedy EVA) olne89 – ουνετος pour ανετος – relâché, en parlant d’une détente du corps et de l’esprit, mais aussi licencieux.
S’agit-il d’un bain relaxant pour les femmes ou d’un bain rafraîchissant et relaxant ? Le grec nous donne du fil à retordre.
Le premier « lou » est suivi de « 9 », que nous pouvons lire comme και – et, et même, aussi, même. Le premier mot de la ligne suivante βουκταρ (tol.chd.ar EVA) provient probablement de βακτηρια-bâton pour la marche et l’ensemble nous donnerait « un bain même pour ceux (celles) qui marchent avec un bâton» ?

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Pou(rquoi ?)

« Pol » EVA se rencontre assez souvent dans le manuscrit, soit séparément, soit au début d’un mot, rarement à la fin.
Je suppose que c’est un adverbe du grec ancien που qui a plusieurs significations :

  1. où ?
  2. quelque part (enclitique)
  3. probablement, je pense.

Si je lis « ol » comme « a », comme j’ai déjà fait sur les pages astrologiques, cela nous donne πα = πη :

  1. où ?
  2. comment ?
  3. pourquoi ?

J’essaye de lire le premier mot de la page 11v – « poldchody » -που8ειο89 :

  • που – je pense
  • θ’=τ’=τε – pour cela, et, en outre, en résumé, enfin
  • ειωθως – habituel, commun

Je pense, enfin, (que) le commun ….

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Minuit de 67v2

skotos-omfalosSur la page 67v2 le groupe des mots placé à droite du dessin central peut se lire comme «on98sko89 o ?foal9». C’est pour la première fois que je vais essayer de lire la lettre «F» EVA comme f, avant je préférais la lire comme «b» dans les mots qui me parassent slaves. La lettre qui précède «F» est transcrite par «a», bien qu’elle soit différente de «a» du même mot.
Je vais tenter de lire ces mots en grec :

  1. on9 pour o Νητ – je n’ai pas trouvé le mot exact, mais je crois que c’est une forme du mot νυξ – la nuit, LSJ, par exemple, donne une forme εν νυττι – pendant la nuit ;
  2. sko89 pour σκοτος – ténèbres, obscurité
  3. o ?foal9 pour ομφαλος – nombril, milieu, centre ; ou οφελος – utilité, avantage, profit ; οφελος signifie aussi οβελος (ma lettre « b » préférée) – broche, obélisque, ligne horizontale qui souligne les fautes dans un manuscrit.

«Le milieu des ténèbres nocturnes» – minuit ?

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Victoire sur les abysses

nike-rosettesDans le coin supérieur droit de la page des «rosettes» une inscription, pas loin de la carte T-O, peut se lire comme «nik9 douki8ar ar /obi89 k8aun ob9».
Je crois que c’est une suite des mots grecs :

  1. Νικ9 pour Νικη – victoire
  2. δουκι8αρ pour δακη θηρ – bête féroce
  3. αρ pour αρ‘ – à savoir
  4. ο βι89 pour ο βυθος – fond, profondeur ; βυθιος -abyssal
  5. k8αυν pour χθων – la terre, le monde
  6. o β9 pour o βως (βους) – vache, taureau, mais aussi un poisson du Nil, fléau et même une métaphore pour désigner une mère.

L’ensemble nous donne «Victoire sur la bête féroce, à savoir un poisson du monde abyssal» ?
Ou bien «dans les profondeurs de la Terre-mère» ?

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Mot «plante» dans le VM

Après avoir feuilleté pendant plusieurs années les pages botaniques du manuscrit, je suis arrivée à la conclusion que les mots EVA chor, dal, cthy et dar désignent la plante ou les différentes parties des plantes.

chor-tal-tar

Dans leurs langues d’origine ces mots signifient herbe, légume, fleur, branche, rameau, racine etc.

Peut-être que dans le texte du manuscrit ces mots ont gardé la même signification, mais pour le moment je les considère comme des synonymes.

P.S. pour le grec voir Bailly ; pour le copte voir Crum

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Mot EVA «ykol»

Deux groupes des mots ont attiré mon attention depuis plusieurs années, mais je n’arrivais pas à finaliser mes idées.
ykolSur la page 1v (p7), en EVA : «ykol dol dolo ykol do chody» et sur la page 18v (p10) : «yko dshy dair ykol dom».
Ma première idée était que le mot ykol, que je lis comme unou, signifie «un», ainsi le groupe des mots de 1v se lirait «une fois tolo ( ?), une fois eiota (peut être ειωθως ?)» et sur la page 18v «uno tsha tazh unou tоrъ» (уно тъща таж унѹ торъ)- «un travail, une voie», quelque chose comme un précepte alchimiste (тъща pour тъщание-travail, effort, zèle, ardeur).
emou-enouMais en regardant attentivement je me rends compte que les grandes lettres dans les deux mots sont nettement différentes.

Cette observation bouleverse ma première lecture. Pour trouver une autre explication pour ces mots je vais essayer de lire ces lettres comme «m» et «n», comme je l’ai déjà fait sur d’autres pages. Dans ce cas ces mots peuvent être ημου et ηνου.

Ημου peut être écrit pour εμου ou ημος.
Εμου est génitif de εγω, moi, moi-même ou de εμος, mon, mien, qui me concerne ; qui s’adresse à moi ; mon cher.
Ημος a plusieurs significations : notre, le nôtre ; lorsque ; tant que, aussi longtemps que.

Ηνου peut être écrit pour ηνον ou ενος ?
Ηνον, du verbe ανω, – mener à terme, accomplir, achever ?
Ενος est génitif de εις ou de εν – un (masculin ou neutre).

Récapitulons :

  • mon tou tolo est achevé comme de coutume
  • mon tou tolo (est) d’un de coutume.
  • aussi longtemps que tou tolo est accompli comme de coutume

Pas encore très claire, tant qu’on ne sait pas que veut dire tou tolo.

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Comète de 68r1

La page 68r a trois volets. Le 1er volet a 3 lignes et demie de texte au début de la page, suivies de dessin d’une trentaine d’étoiles, ainsi que de la «Lune» et du «Soleil».
Sur la 3eme ligne un mot peut être lu comme «doku9».
En grec ancien δοκευς, δοκιας ou δοκις signifie, entre autres, comète, météore*.
Comète
Selon la théorie de Robert Teague (2012) cette page décrirait une comète vue le 18 juillet 1533. Il propose aussi par la même occasion que la figure du «Soleil» soit le portrait de Copernic (1473-1543).
Ce mot ne se rencontre que deux fois dans le manuscrit, malheureusement la seconde fois sur une page de « pharmacie ».


*voir LSJ

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Alcyone ou Ariès ?

Après ma trouvaille de «oarion-orion», j’ai voulu vérifier si le mot de la page 68r 3 que j’ai lu comme Alcyone, peut avoir un autre sens s’il commençait par «o», comme «olki…quelque chose».
Et oui, il a tout autre sens.
D’abord les verbes ολκαζω et ελκω – tirer, tracer, creuser des sillons, d’où

  • ολκας – vaisseau remorqué,
  • ολκαια, ολκαιος – qu’on traîne, étambot d’un navire ; traînant, rampant, queue traînante d’un animal,
  • ολκαιον, ολκηιον – étambot d’un navire,
  • ολκιον, ολκειον – quille des navires, vase ou bassin,
  • ολκος – traction, bride, rêne, action de ramper, reptile, traînée, sillon, orbite d’une étoile,
  • mais aussi ωλκα, ωλκας = αλοξ, αυλαξ – sillon.

Si « l’orbite d’une étoile » colle bien à notre dessin, le reste m’a paru incompréhensible : sillon, navire, queue d’un animal ?
J’ai cherché « Taureau+sillon », les citations ne manquent pas : « …Chez les Babyloniens, le fermier (maintenant le Bélier) guide un Taureau qui manœuvre une charrue céleste creusant un sillon dans le ciel le long de l’écliptique…. » .
Toutefois le terme sûr est Pléiades – le dessin des sept étoiles et le Taureau, pour le moment, est une déduction. En cherchant «Pléiades+sillon» je découvre le monde des calendriers agraires qui déterminent les saisons à partir du coucher et du lever héliaque des Pléiades*. (Voir Plutarque, Hésiode)
Et dans certains calendriers agraires arabes**, comme dans le calendrier de Cordoue, par exemple, les Pléiades sont appelées aussi « alyat al-hamal » – la queue du bélier.
Donc le mot «oalchiol» peut être lu comme ολκιου pour ολκου – génitif de ολκος ? Pour traduire nous avons le choix entre « l’orbite (des Pléiades ?)» et « la queue (d’Aries ?) ». L’orbite serait juste un mot grec et la queue serait une traduction de l’arabe.
Le mot « 8oar9 » peut être lu comme Thoaraia pour al-Thurayya, le nom arabe des Pléiades, comme le fait S. Bax, par exemple. Si cette transcription diffère de la transcription moderne, nous devons nous rappeler que les transcriptions varient d’un ouvrage à l’autre, par exemple, dans une traduction latine du Calendrier de Cordoue al-Thurayya s’écrit «athoraie».
Les deux mots peuvent être lus comme θοραια ολκου – de l’orbite de Thurayya ? Ou bien Thurayya = la queue (d’Aries) ?
Le troisième mot «(τ)ακολουθος » est aussi une traduction en grec d’un mot arabe. Est-ce que toute cette page est une traduction d’un ouvrage arabe ?


*Mémoire sur l’origine des constellations, et sur l’explication de la fable, par le moyen, de l’astronomie, Charles François Dupuis, Desaint, 1781

**Savage-Smith, Emilie (1985), Islamicate Celestial Globes: Their History, Construction, and Use, Smithsonian Institution Press, Washington, D.C.

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