Archives de Tag: manuscript Voynich

Dorkas de 6r

 

dorcasLe dernier mot de la 4ème ligne de la page 6r se lit « 9aurk9’ »*
Est-ce que c’est δορκας, ζορκας ou iorkos** –la gazelle, le chevreuil ?
La partie (yaiir EVA) ne se rencontre que trois fois dans le manuscrit et l’ensemble 9aurk9 – une seule fois.


*Les deux 9 sont légèrement différents.
**Liddell H. G. – Greek–English Lexicon

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Ceratocephalus de 100r

Nick Pelling a publié récemment sur son site Cipher Mysteries un commentaire sur l’article d’Arthur O. Tucker* and Jules Janick « Decipherment of the Voynich Codex: Progress and Problems » sur le site de l’Université de Purdue.
En lisant l’article je cède à la tentation d’ajouter mon commentaire sur l’une des plantes citées.
ceratocephalusLa plante de la page 100r a une étiquette bien agrandie chosaroshol (EVA) et je lis comme – koza roskou – koza rozhkou – козьи рожки – petites cornes de chèvre, conformément au dessin ?
Dahl** dans son dictionnaire donne le nom latin de cette plante – Bidens tripartita.

Au cours des siècles la plante avait plusieurs synonymes*** : Hepatorium aquatile, Cannabina aquatica – chanvre aquatique, Ceratocephalus tripteris – cornuet.

Ceratocephalus :  κερας – corne, κεφαλη – tête; la tête cornue, le cornuet.
Nous avons fait le tour pour revenir à nos «petites cornes de chèvre».


*A.O. Tucker est connu dans le milieu des chercheurs de VM comme l’auteur de la théorie «nahuatl». Vous trouverez sa publication dans HerbalGram de American Botanical Council.
** Dahl/Даль В.И. (XIXème) – Толковый словарь живого великорусского языка, Москва, 1955
* Pierre-Rémi Willemet – Phytographie encyclopédique ou flore économique: contenant les lois fondamentales de la botanique, les caractères essentiels des genres et des espèces, avec leurs synonymes, l’exacte indication des localités … – Brunot-Labbe, 1808

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Alcyone ou Ariès ?

Après ma trouvaille de «oarion-orion», j’ai voulu vérifier si le mot de la page 68r 3 que j’ai lu comme Alcyone, peut avoir un autre sens s’il commençait par «o», comme «olki…quelque chose».
Et oui, il a tout autre sens.
D’abord les verbes ολκαζω et ελκω – tirer, tracer, creuser des sillons, d’où

  • ολκας – vaisseau remorqué,
  • ολκαια, ολκαιος – qu’on traîne, étambot d’un navire ; traînant, rampant, queue traînante d’un animal,
  • ολκαιον, ολκηιον – étambot d’un navire,
  • ολκιον, ολκειον – quille des navires, vase ou bassin,
  • ολκος – traction, bride, rêne, action de ramper, reptile, traînée, sillon, orbite d’une étoile,
  • mais aussi ωλκα, ωλκας = αλοξ, αυλαξ – sillon.

Si « l’orbite d’une étoile » colle bien à notre dessin, le reste m’a paru incompréhensible : sillon, navire, queue d’un animal ?
J’ai cherché « Taureau+sillon », les citations ne manquent pas : « …Chez les Babyloniens, le fermier (maintenant le Bélier) guide un Taureau qui manœuvre une charrue céleste creusant un sillon dans le ciel le long de l’écliptique…. » .
Toutefois le terme sûr est Pléiades – le dessin des sept étoiles et le Taureau, pour le moment, est une déduction. En cherchant «Pléiades+sillon» je découvre le monde des calendriers agraires qui déterminent les saisons à partir du coucher et du lever héliaque des Pléiades*. (Voir Plutarque, Hésiode)
Et dans certains calendriers agraires arabes**, comme dans le calendrier de Cordoue, par exemple, les Pléiades sont appelées aussi « alyat al-hamal » – la queue du bélier.
Donc le mot «oalchiol» peut être lu comme ολκιου pour ολκου – génitif de ολκος ? Pour traduire nous avons le choix entre « l’orbite (des Pléiades ?)» et « la queue (d’Aries ?) ». L’orbite serait juste un mot grec et la queue serait une traduction de l’arabe.
Le mot « 8oar9 » peut être lu comme Thoaraia pour al-Thurayya, le nom arabe des Pléiades, comme le fait S. Bax, par exemple. Si cette transcription diffère de la transcription moderne, nous devons nous rappeler que les transcriptions varient d’un ouvrage à l’autre, par exemple, dans une traduction latine du Calendrier de Cordoue al-Thurayya s’écrit «athoraie».
Les deux mots peuvent être lus comme θοραια ολκου – de l’orbite de Thurayya ? Ou bien Thurayya = la queue (d’Aries) ?
Le troisième mot «(τ)ακολουθος » est aussi une traduction en grec d’un mot arabe. Est-ce que toute cette page est une traduction d’un ouvrage arabe ?


*Mémoire sur l’origine des constellations, et sur l’explication de la fable, par le moyen, de l’astronomie, Charles François Dupuis, Desaint, 1781

**Savage-Smith, Emilie (1985), Islamicate Celestial Globes: Their History, Construction, and Use, Smithsonian Institution Press, Washington, D.C.

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Oarion d’Hésiode

En cherchant plus de précisions sur alkione,  en suivant le chemin Constellations of words / Theoi / Perseus , je suis tombé sur un passage d’Hésiode où il appelle Orion par Ωαριων , ce qui montre qu’en grec  les « oa » au lieu de « o » se rencontraient sans que le texte soit codé.
Cette remarque ne fait pas percer le secret du manuscrit, certes, mais elle nous indique de refaire les fréquences des lettres, car cette combinaison s’y rencontre plus de 900 fois.

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Constellations de 68r

A summary in English at the end of the post.

Une ligne radiale de quatre mots du cercle de 68r juste à côté de Pléiades (55 de S. Bax) peut se lire comme « bous 9nio ske d(o)nouke9 d(o)nk89 ».

68r-3-ligne-1

  1. bous -βους – bœuf, vache, constellation Le Taureau;
  2.  9nio ske -ηνιο σκε – ηνιοχος – celui qui tient les rênes, constellation Heniochus,  Le Cocher;
  3.  d(o)nouke9-δονακευς – plus compliqué, signifie les choses différentes : d’abord endroit plein des roseaux, par conséquent flèche, chevalet de la lyre, mais aussi chasseur.
  4.  d(o)nk89- Δονακτας – un des épithètes d’Apollon (Sagittarius ?)

Voilà la partie simple est terminée : «βους ηνιοχος δονακευς Δονακτας». L’interprétation de ces mots, par contre, me paraît plus complexe : faut-il considérer ces quatre mots comme une phrase ou bien comme une suite des noms des constellations ?
Par exemple : Taureau, Cocher, Flèche (d’Apollon) ou bien Taureau, Cocher, Lyre, (Flèche) d’Apollon ?
Les deux premiers mots sont «taureau, cocher» ou «celui qui tient les rênes des bœufs», c’est-à-dire Le Bouvier ? Donaktas Apollon peut signifier L’Archer, Sagittaire ? Et donakeus peut-il être Le Chasseur (Orion) ?
Il est plus que jamais clair que lire et comprendre ne sont pas des synonymes.

Les spécialistes des étoiles pourraient nous aider ?

English summary

A radial line of four words of 68r circle just to the right of the Pleiades (55 S. Bax) can be read as « bous 9nio ske donouke9 donk89 » for « βους ηνιοχος δονακευς Δονακτας ».

  • βους – constellation Taurus;
  • Ηνιοχος – who holds the reins, constellation Heniochus, The Charioteer, Auriga;
  • δονακευς – more complicated, means different things: first place full of reeds, consequently arrow, bridge of lyre, but also fowler, hunter.
  • Δονακτας – one of the epithets of Apollo (Sagittarius?)

The interpretation of these words seems more complex: should we consider these four words as a phrase or as a list of names of the constellations?
The first two words are « Taurus, Auriga » or « the one who holds the reins of the ox », the Bootes?
Donaktas Apollo can mean Archer, Sagittarius?
And donakeus, it can be The Hunter (Orion)?
The specialists of stars could help us?

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Asellus Borealis de 68r

Sur la page 68r les deux mots accompagnant les étoiles étiquetées 56 et 57 par S. Bax peuvent se lire facilement comme «onos» et «o vor9 ».
Les deux mots sont grecs : onos – ονος – l’âne ; o vor9 – (o) βορειος – du nord, boréal.
L’ensemble c’est l’Âne du nord – Asellus Borealis. Donc l’étoile 56 est Asellus Australis, même si le mot «australis» manque.
Les deux Ânes se trouvent en Cancer.

asillus borealis

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Poireau de 102r

porrum cibullaJe suis en train de chercher dans le manuscrit les mots proches du mot «cerbère» de la page 1v. J’utilise Voynich Explorer, beaucoup plus commode, selon moi que Voynich Query Processor.

Et voilà que je tombe sur les mots «poram cibola» de la page 102r, les deux derniers mots de la première ligne (poraiin chefoly en EVA).

La page traite des recettes : le texte de trois paragraphes est agrémenté de dessins de trois pots de pharmacie et des différentes parties des plantes, surtout des racines.

«Poram cibola» fait tout de suite penser au latin «porrum cibulla». Ou faut-il lire «porrum, cibulla» ?
Ces mots ne sont pas du grec, ils proviennent d’une langue latine ou des langues slaves.

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Aldébaran

En feuilletant mes anciennes notes, j’ai retrouvé mon commentaire sur le site de Nick Pelling, suite à sa critique de l’article de Stephen Bax. Effectivement S.Bax a publié en 2014 un article de 62 pages, en proposant la traduction de 10 mots. Dans mon commentaire je soutenais que le mot « doary » (EVA) de 68r peut bien désigner Taurus. Pour ne pas perdre mes réflexions je les publie aujourd’hui : mieux vaut tard que jamais.

aldebaran alkione taurosSur la page 68r 3 un groupe de sept étoiles a déjà été identifié depuis longtemps comme Les Sept Sœurs, Les Pléiades. Les deux mots à côté peuvent se lire comme «toaros» pour «ταυρος», la constellation du Taureau et «oalkiol» pour «αλκυονη», l’étoile la plus brillante de l’amas des Pléiades de cette constellation.

La grosse étoile à gauche des Pléiades serait bien sûr Aldébaran, l’étoile la plus brillante de la constellation, sauf que le nom «tkoltaos» ne me disait rien du tout.

Toutefois, en se rappelant qu’Aldébaran est un mot arabe qui signifie «celui qui suit (Les Pléiades)», on peut trouver sa correspondance en grec. En cherchant dans Bailly et LSJ j’ai trouvé que ce nom serait «(τ)ακολουθος», avec deux voyelles en plus que notre mot.
A l’évidence ces trois mots sont écrit en grec ou en une langue très proche du grec, et même s’ils n’ont pas l’exactitude des dicos modernes, je suis persuadée que la correspondance est correcte.

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Mot « explication »

ob'jasnjatalSur la page 88r j’ai lu le mot  ob9sn98al (ofyskydal en EVA) comme « ob’jasnatal », comme venant d’un verbe slave « ob’jasnjat’  » – « expliquer ». Selon Voynich Query Processor ce mot est unique dans le manuscrit.

Toutefois sur la page 41v il y a un mot qui, à mon avis, est tout à fait semblable : ebecnei89 (cfhekchdy en EVA) et qui parait à son tour unique.

Il est possible que ce sont les différentes façons d’écrire le même mot : « Explication ».

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Paris oculus

signaturis plantarumEn cherchant les images des plantes avec des insectes, je suis tombée sur la page d’images du livre « Aporema botanicon, de signaturis plantarum » de Wolfgang Ambrosius Fabricius.

Une image a attiré mon attention : Le Grand Paris – oculus.

Paris oculus

Et le mot « o am oaroksa » de la page 5r du VM m’est venu toute de suite à l’esprit.
Ce mot peut être composé de oma et (a)roksa. En grec oμμα = l’œil, αραξα = une plante fabuleuse qui pousse au bord du fleuve Arax ? Mais je prefère le mot ρωξ (ραξ) – baie (raisin). Ensemble ça formerait « la baie – l’oeil », la baie qui guérit l’oeil.

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