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Folio 3r

folio 3rmarantaceaeLa plante du folio 3r a été identifiée comme Celosia argentea, Codiaeum variegatum ou Salvia officinalis par E. Sherwood et comme Amaranthus tricolor par Steve D.
D.Odonovan a proposé Dracaena cordyline gloriosa javanais.

La différence entre la célosie argentée et l’amarante tricolore n’est pas énorme : les deux plantes appartiennent à la famille des Amaranthaceae et toutes les deux sont originaires de l’Amérique. Le croton est multicolore et on peut trouver chez la sauge une variété tricolore aussi.

Personnellement, j’aimerai regarder une autre famille – Marantaceae. Plusieurs genres de cette famille ont des grandes feuilles bigarrées et plusieurs sont utilisés pour leurs rhizomes comestibles.

L’image à droite représente trois plantes américaines de trois genres différents :

Un nombre impressionant de synonymes de noms de ces plantes peut être vu sur The Plant List.
Pourrons nous trouver un de ces noms dans le texte ?

A suivre…

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Folio 4v

folio 4v

Le folio 4v a deux paragraphes de texte qui ont des mots en commun. Est-ce que les deux paragraphes ont le même texte écrit en deux langues très proches, comme le serbe et le croate ou bien le tchèque et le slovaque, le russe et l’ukrainien, par exemple ?

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Shushana

Sur la page 2r la dixième ligne commence par les mots qui pourraient être lus comme « дõна голам шоушена -Donna golam Shushena ». Shushena Shoshannah signifie en hébreu le lys ou la rose[1]. Le prénom dérivé est Suzanne. « Le lys entre les épines » (du Cantique des cantiques II, 2) est aussi le qualificatif de Notre Dame, la Vierge Marie, apparu dans la théologie à la fin du XII siècle[2]. Le mot « golam » ou « golem » vient du mot slave qui signifie « grand, âgé, nombreux ». Donna gola(e)m Shoushena – Notre Dame Shoushanna ? S’agit-il du prénom d’une personne ou bien du nom d’un des chardons : chardon de Notre-Dame ou chardon-Marie, Silybum marianum[3]? Un mot semblable peut être lu sur la page 1r dans le troisième paragraphe. shusheno On pourrait espérer lire le mot « lys » sur la page 2v : peut être qu’il est présent sous la forme d’anagramme et que le mot que j’ai lu précédemment comme « meianteia » fait plutôt partie de deux mots : « meia neia sho shou » – « meia shoushoneia » – petite shushanna – petit lys ? meia shushana Lire la suite

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Chardons 2r

page 2rLa page 2r a deux paragraphes de texte et le dessin d’une plante. Selon Stolfi[1] la plante a été  identifiée comme Cyanus segelis coeruleus par Kornblume et  Centaurea par Holm. E.Sherwood[2] propose aussi Centaurea diffusa. Tezan[3], pour qui le manuscrit est écrit en langue slave, soutient que c’est « чертополох » -« čertopoloh », le nom générique des plantes épineuses des genres Carduus, Cnicus ou Cirsium, équivalent du chardon français. Ce nom signifie « chasse-diable ». Selon Trubachev[4] ce nom peut s’appliquer aussi à d’autres plantes épineuses comme Carlina acaulis L. et Xanthium spinosum L.
La racine de la plante a une forme particulière, qui me fait penser au signe du cancer[5]. La plante a deux tiges : la tige gauche porte deux feuilles et trois fleurs et la tige droite porte quatre feuilles.
Il y a deux mots écrits en dehors des paragraphes du texte : l’un sur la marge droite et l’autre sur la feuille droite inférieure de la plante[6].
Le texte a six fois les lettres en double, dont quatre fois « 9 » et deux fois « 8 » ; cinq doublets sur six se trouvent dans le premier paragraphe. Tout ceci peut être un hasard ou bien il y a là un sens à découvrir.

Les deux paragraphes du texte commencent par le même mot, est-ce le nom de la plante ?

texte 2rDeux mots de texte, se trouvant dans les quatrièmes lignes de chaque paragraphe, me font penser au mot « shajtan » – « шайтан » – équivalent du mot « чёрт » de « čertopoloh » – « satan, diable ».
Il est vrai que ces deux mots sont écrits avec des légères différences.
Peut-on imaginer que les deux paragraphes ont le même contenu, par exemple la description d’une plante provenant de deux herbiers différents ? Ou bien c’est la description de deux plantes d’une même famille ?
Pouvons nous espérer de trouver dans le texte les noms des auteurs des herbiers ?
Dans la sixième ligne du premier paragraphe : « сам 8аω » : c’est, peut être « le même Thao » – le même (que) Theo(phraste) ?
Les mots  du 2me paragraphe « сам с а’м » c’est, peut être « le même avec a’m», c’est-à-dire « le même avec Albertus Magnus » ?
Et sur l’avant-dernière ligne, à deux reprises, le chiffre « 5 » retourné : « 5 аm » et -« 5 al ». AM comme Albertus Magnus ? Al comme Albert[7], Alpino[8], Aldrovandus[9], Albuc(r)asis[10] ?
Les trois premiers mots de deux paragraphes me font penser aux noms des plantes, suivis des abréviations des noms des auteurs, comme, par exemple, le nom du chardon penché en latin sera Carduus nutans L., c’est-à-dire le chardon penché de Linné.

nom chardon
Le second terme du «nom de la plante» du second paragraphe serait «шам» – «(de) Syrie» en langues slaves et donc «syriacus» en latin.
La plante donc peut être le chardon (ou cirse) de Syrie qui a plusieurs synonymes : Notobasis syriaca, Carduus syriacus, Cirsium syriacum, Cnicus syriacus, Cynara syriaca.
A suivre…
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Sang dragon du Pérou

sang dragonLa page 25v contient un seul paragraphe de texte et le dessin d’une plante avec un drôle d’animal à côté.
La plante a une couronne de longues feuilles droites en bouquet, un renflement sur le tronc et des racines rouges.
Le petit animal semble manger le bout de la feuille.

J’ai trouvé sur l’internet quatre propositions de signification de ce dessin :

  1. D.Scott[1] l’identifie comme Dracaena, peut être Dracaena massangeana (originaire d’Afrique ?) ;
  2. E.Sherwood[2] propose Isatis tinctoria, une plante européenne utilisée autrefois à grande échelle pour la production de la teinture bleue ;
  3. D.Odonovan[3] pense que le dessin représente deux grandes arbres « Sang de Dragon » : Dracaena Cinabaris (socotrana ), originaire de l’archipel de Socotra dans l’Océan Indien et Dracaena draco, originaire des Canaries.
  4. N.Pelling[4] suppose que l’image du dragon fait l’allusion non pas à une plante mais plutôt à un livre secret dans le style de livres de Taccola.

L’animal présenté fait penser à un dragon, ce qui ne donne pas de solution immédiate à ce rébus.

  1. Premièrement « dragon » occupe une place importante dans le vocabulaire alchimique.
  2. Dans le cas de la botanique le mot « dragon » – draconis, fais partie des noms de nombreuses plantes.
  3. En pharmacie un dragon peut signifier le « sang dragon », qui, à son tour a plusieurs explications :
  • C’est le nom de plusieurs plantes européennes
  • C’est une résine importée en Europe, obtenue à partir d’une plante souvent inconnue.

sang dragon PerouPeut-on trouver une ressemblance avec l’image du fruit du sang-dragon du Pérou, provenant du livre de N. Monardes[5] sur des plantes médicinales issues du Nouveau Monde ? (voir le détail de l’image à droite).

pitaya

Ou bien le petit dragon ne mange pas la feuille mais, plutôt, est accroché à la feuille ? Il représente peut être le pitaya[6], le fruit de dragon, le fruit d’un cactus épiphyte du Pérou ?[7] Ce fruit était mentionné pour la première fois en 1553 par Pedro Cieza de Léon dans ses Chroniques du Pérou[8].

Examinons le texte : page_25v Un mot de la troisième ligne lu à l’envers nous donne « roebish » – rubish ? – de (couleur) rubis ?

Le texte contient onze fois le mot « 8am » (ou « daiin), alors qu’il est présent une seule fois sur la page de l’ananas et deux fois dans le paragraphe de corozo.

Est-ce que ce mot sépare les synonymes ?

Le Dictionnaire de Mérat[9] cite huit plantes produisant la substance vendue autrefois en pharmacie sous le nom de « sang-dragon » :

« Sang-dragon, sanguis draconis. Substance résineuse, un peu balsamique, de couleur rougeâtre, qu’on obtient de plusieurs végétaux… :

  1. Pterocarpus Draco L. – arbre de la famille des légumineuses, originaire des Indes Orientales
  2. Dracaena Draco L. – arbre de la famille des Asparaginés, originaire des Canaries
  3. Calamus Draco W. – le palmier, dont la résine est un véritable sang de dragon. La résine est extraite des fruits.
  4. Yucca Draconis, L. – de la famille des Liliacées, ressemble au Dracaena Draco, orginaire de l’Amérique
  5. Dalbergia monetaria L. – arbre de la famille des Légumineuse, originaire de Surinam
  6. Pergularia sanguinolenta, Lindley – Apocynée, originaire de Sierra-Leone
  7. Croton sanguifluum et C. Hibiscifolium, Kunth – de la famille des Euphorbiacées, originaires du Pérou
  8. Houmiri balsamifera – arbre de la Guiane, de famille indéterminée »

En latin[10] « tam » signifie « tant, autant, si, tellement, à ce degré, à ce point »

A suivre…

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Ananas du Brésil

ananas
La page 11v a un seul paragraphe de texte et le dessin d’une plante.
Je n’ai trouvé qu’une seule identification de la plante, par E.Sherwood, qui voit en elle Curcuma longa [1], une plante asiatique connue en Europe depuis l’Antiquité et décrite par Dioscoride dans ses Materia Medica[2].
Selon moi, la plante ressemble plutôt à un ananas, une plante du Nouveau Monde, découverte par les conquistadors au Pérou et au Brésil.
Les images de l’ananas proviennent, de gauche à droite, des livres d’Oviedo[3], de Thevet[4], d’Acosta[5] et de Hernandez[6].
Pour plus d’illustrations : www.plantillustrations.org
Voici les noms de l’ananas que j’ai pu trouver sur l’internet :
abacaxi [abaka’ʃi], achupalla, achupaya, amanat(z), ananas(a), boniana, bromelia, hoyriri, iaiagua, iaiama, iayama, matzatli, nana, nanon, nuce pinea indica, piña(s), pineapple, pinhas, pinnas, pinya.
Pourrai-je trouver un mot dans le texte qui donnerait le nom de l’ananas ?

page_11v

Les remarques qui suivent se basent sur ma proposition actuelle de l’alphabet (qui peut, évidement évoluer) :

  •  Il n’y a pas de lettre « b » dans le texte – abacaxi, boniana, bromelia
  • Il n’y a pas de mot avec deux « n » – ananas(a), nana, nanon
  • Pas de mot avec « p » et « n » – nuce pinea indica, piña(s), pineapple, pinhas, pinya
  • Pas de mot avec deux « r » – hoyriri

Il reste : achupalla, achupaya, amanat(z), iaiagua, iaiama, iayama, matzatli.

aiamaEst-ce que ce mot peut être le nom de la plante ?

Sauf que ce mot n’est pas unique dans le manuscrit : en dehors de cette page il se trouve sur 2r, 9r, 47v, 69r.

A suivre…

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Corozo du Pérou

slon

Le dernier paragraphe de 99v a le dessin d’un pot de pharmacie à gauche et le dessin d’une plante à la tête d’éléphant à droite. Le pot et la plante sont accompagnés d’étiquettes.
phytelephas miroirL‘inscription sur le pot peut se lire « orakas », qui peut être une anagramme « korozo » – « corozo » – l’ivoire végétal, le fruit de palmier péruvien Phytelephas[1], (voir l’image[2] à droite). Ce palmier a été décrit, pour la première fois, par Ruiz et Pavon en 1798[3].
L’étiquette à la droite du dessin de l’éléphant peut se lire « nolccarol ». Nous pouvons séparer ce mot en trois parties et en lisant ces parties à l’envers obtenir « slon raslo » – « слон расло ».
Le mot « slon » ne pose aucun problème, il signifie « éléphant ».
Le mot « raslo » peut être rapproché du mot « расль » – росток, отпрыск[4] – pousse, rejet.
Ou bien du mot « raslina »– plante en serbe, « roślina » – même chose  en polonais et ukrainien.
Donc cette étiquette veut dire « la pousse d’éléphant » ou bien « la plante éléphant ».

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Des outils

outils

La page 99v commence par le dessin d’un pot avec une inscription et les dessins de huit « plantes » ou « racines ».
L’inscription sur le pot peut se lire « onarad ?a » – o naradiades outils en langues slaves[1] [2].
Les « racines » de la partie droite du dessin me font penser aux outils agraires. Les outils de la partie gauche sont les outils de la maison ?
La « racine » N° 7, fourchue c’est l’araire – en langues slaves ralo, рало, соха. Son étiquette « arol » est une anagramme.
Le balai en langues slaves est me(i,o)tla. L’étiquette de troisième dessin lue de droite à gauche nous donne  : (m)atlo.

A suivre….

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Arapabaca du Brésil

plante 15vLa plante de la page f15v a quatre feuilles en croix et les fleurs en épisParis Schoenberg unilatéraux.
Malgré la forme de ses inflorescences, elle a été identifiée comme Paris quadrifolia par E.Sherwood[1] et D.Scott[2].
Si nous nous basons uniquement sur le dessin, car le texte n’est pas encore déchiffré, P.quadrifolia n’est pas un bon choix, car c’est une plante à une seule fleur, bien que certains anciens herbiers la représentent avec deux fleurs [3]
L’exemple de Paris à deux fleurs, à droite, provient d’un herbier italien de XV siècle de Schoenberg Collection.

incensariaruscus D’autres plantes dans les herbiers pouvaient avoir quatre feuilles en croix. En 1491, l’herbier Ortus sanitatis[4] présentait une plante avec des cœurs rouges sur les feuilles, appelée Incensaria.

L’identification de cette plante n’est pas certaine. Les cœurs rouges au milieu des feuilles font penser à ruscus[5], qui a les fruits au milieu de ses clatodes[6]. Sauf que notre plante n’a pas de cœurs sur les feuilles.spigelia
Une autre plante avec les quatre feuilles en croix est décrite par Miller dans son Dictionnaire des jardiniers[7] de la manière suivante : «  Barboutine …croît …dans presque toutes les Isles de l’Amérique. Cette plante, qui est annuelle, a une racine fibreuse, de laquelle sort une tige forte, érigée, …garnie de quatre feuilles ovoïdes, à pointe aiguë, et placées en forme de croix; …du milieu de celles-ci s’élèvent des épis courts de fleursrangées sur un côté de la tige… ».

N’est-ce pas là une description parfaite de la plante de f15v ?
Il s’agit de Spigelia anthelmia : « …Cette plante est regardée comme le meilleur de tous les remèdes connus pour détruire les vers intestinaux. Les habitants du Brésil en font usage depuis long-tems, …Ce remède a eu un grand succès dans ces contrées, où on lui a donné le nom de Poudre aux Vers… »
Spigelia anthelmia L. a été décrite pour la première fois en 1648, par Marcgrave dans « Historia Naturalis Brasiliae »[8] sous le nom d’arapabaca. Elle a été appelée ensuite Anthelmenthia, Canala Pohi, Coelostylis, Phaedrosanthes, Heinzelmania, Montira, Pennacanala[9], Heliotropium brazilicum[10].

Pour confirmer il nous reste à déchiffrer le texte.


[4] Ortus sanitatis. Moguntina civitate, Jacobus Meydenbach, 1491 – Smithsonian Libraries/Rennaissance Herbals
[5] Fischer H. – Mittelalterliche Pflanzenkunde – Georg Olms Verlag, 2001
[7] Miller Ph., Laurent De Chazelles – Dictionnaire des jardiniers et des cultivateurs, Volume 7 – Bruxelles, 1788
[8] Piso W., Marcgrave G. – Historia Naturalis Brasiliae, 1648
[9] Lexicon generum phanerogamarum inde ab anno MDCCXXXVII (1737), cum nomenclatura legitima internationali et systemate inter recentia medio , auctore Tom von Post. Opus revisum et auctum ab Otto Kuntze, 1904
[10] Curtis’s Botanical Magazine, 1823

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Les mots slaves dans le manuscrit ?

En feuilletant le manuscrit je me suis aperçue que plusieurs mots peuvent être lus en langues slaves.
Mon premier pas est la page f116v (folio 116 verso), qui est la dernière page du manuscrit. Le texte de cette page était souvent considéré comme la clé de l’énigme et plusieurs transcriptions et traductions ont été proposées. En général, les deux premiers mots de la première ligne ont été lus comme « michiton oladabas ».
olabavatA mon avis, le second mot est clairement écrit en caractères cyrilliques et doit se lire « olabavat ».
En langues slaves, notamment en macédonien et serbo-croate[1] « Lаbаv » veut dire lâche, libre, faible, molle, flasque, fragile et le verbe « o(b)labiti, olabavi(ti) »  signifie épuiser, (s’)affaiblir, desserrer, relâcher.

objasnjatalL’exemple suivant se trouve sur la page 88r. Cette page contient trois bandes de dessins des plantes, suivies chacune par un paragraphe de texte. Le troisième paragraphe a un titre : Objasnjatalexplication, du verbe objasniti, oujasniti-expliquer, clarifier[2] [3].
Le troisième exemple provient de la page 99r.

vusata

Voynich           slave          français          latin
Volsaty         вол(о)сатый          chevelu           villosum
Vousaty       (в)усатый              moustachu      barbatus

Deux exemples de la partie « anatomique » :
ovarotokolara

ovarot – les ovaires;  laza – passage;  lara – ? oroza – ? oko – œil
Les lettres k et l sont très différentes, par contre r et z sont-ils vraiment différents ? Peut être que c’est une même lettre ?

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