Orchetal of 77v

orchetalThe page 77v label above Andromeda may read orchetal (orchedal EVA). The word is unique, at least in this form. It can come from the Greek word ορχις or, plural, ορχεις  – the testicles or, in the case of a woman, the ovaries. In our case the word « ovaries » corresponds to the image.

Orchetal de 77v

L’étiquette de la page 77v au-dessus d’Andromède peut se lire orchetal (orchedal EVA). Le mot est unique, au moins sous cette forme. Il peut provenir du mot grec ορχις ou ορχεις au pluriel – les testicules ou, dans le cas d’une femme, les ovaires. Dans notre cas le mot «ovaires» correspond bien à l’image.

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VM Anatomy Terms

The nymphs of the « bathy » pages can certainly represent the constellations, but the anatomical explanation is not excluded either, especially when the text leads us there.

The first two words on page 79r are « torain shedy » in EVA, which I read as boraw (borain) shet9. In Greek it would give βοραιν σχεθεις. Βοραιν – the declined form of βορα – food and σχεθεις – past participle of the verb σχεθω or εχω – to carry, to drive, to direct. (See my post « Word EVA shedy« ) In our case « driving » is fine, in my opinion. The whole would give « the food conduit » for esophagus or digestive tract.

On page 77v the label « otol shedy » EVA would be, according to me, obol (oba) shet9. Ωβα – the declined form of ωβεον – egg and the group for « the egg duct ».

termes anatomie

Termes d’anatomie de VM

Les nymphes des pages « balnéaires » peuvent, certes, représenter les constellations, mais l’explication anatomique n’est pas exclue non plus, surtout quand le texte nous y mène.

Les deux premiers mots de la page 79r sont « torain shedy » en EVA que je lis comme boraw (borain) shet9. En grec ça donnerait βοραιν σχεθεις. Βοραιν – la forme déclinée de βορα – nourriture, aliment et σχεθεις – participe passé du verbe σχεθω ou εχω – porter, conduire, diriger (Voir mon post « Word EVA shedy« ). Dans notre cas « conduire » convient bien, à mon avis. Le tout donnerait « le conduit des aliments » pour œsophage ou l’appareil digestif.

Sur la page 77v l’étiquette « otol shedy » EVA serait selon moi obol (oba) shet9. Ωβα – la forme déclinée de ωβεον – œuf et le tout pour « le conduit des ovules ».

 

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Mandrake morion

mandragore Marco PonziExactly two years ago Marco Ponzi identified a plant on 89r2, in the « pharmacy » section as a mandrake, based on its great resemblance to the image of the 15th century herbarium Florence Riccardiana ms 2174.
The label to the left of the plant read korainy in EVA and I read it morainos.

morainw norainwThe word is apparently unique in the manuscript. A word on page 88v is considered his like, but the first letter is different.
The mandrake is called μωριος or μωριον (morion) by Dioscoride, Pliny and Matthiole of the verb μωραινω – to be fool, stupid or mad. In our case it can be μωραινεις – (you) makes crazy.

Mandragore de 89r2

Il y a deux ans exactement Marco Ponzi a identifié une plante de la section « pharmacie » 89r2 comme mandragore, en se basant sur sa grande ressemblance avec l’image de l’herbier du XV siècle Florence Riccardiana ms 2174.

L’étiquette à gauche de la plante se lit korainy en EVA et moi, je la lis morainos.
Le mot est apparemment unique dans le manuscrit. Un mot de la page 88v est considéré comme son semblable, mais la première lettre est différente.
La mandragore est appelée μωριος ou μωριον (morion) par Dioscoride, Pline et Matthiole du verbe μωραινω – être fou, stupide ou rendre fou. Dans notre cas ça peut être μωραινεις – (tu) rends fou.

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Few words of 80r

The 1st line of the third paragraph (18th line of the page) is in EVA as follows:
«(1)Pcheolkal dal (2)korchy (3)qotey qoty (4)rchedy (5)qokal (6)olkolshedy (7)chty… »
page 80r ligne 18
I read it differently:
« (1)Pei(h)eolnal 8al (2)norei9 (3)dobe9 dob9 (4)reic89 (5)donal (6)olnolske89 (7)eib9…»

  1. The first word Πει(η,ch)α(ol)ναλ is unique in the manuscript, can be a proper name, such as Πηνειος, the Thessaly Peninsula’s River, as well as the god of this river? If we read the first letters as Ph = f, Φεαι = Φεια = Φεα – Phea or Pheas – small port of Elide quoted by Homer in the Odyssey. Or is it πειναλεον – hunger?
  2. The second word can be read as no(w)rei(h)a(as,os). According to Hesychius νωρεια = ενεργεια and ενεργεια has several meanings: activity, action, physiological function, performance, divine or supernatural action, magical operation, cosmic forces. Not easy to choose. In our case, nymphs in a river, are they cosmic forces, the influence of the stars? Or is it νορεια = νορρος = ανθος μηλινον λωτου – yellow lotus flower?
  3. I should read the words qotey qoty as dobe9 dob9, but I read them as dveia dva. I know, there is no logic, why not continue in Greek? I consider for the moment that whatever the language, Slavic, Sanskrit or other, these two words mean « two, twin, second » or something in this genre. The image of two pairs of nymphs does not contradict that.
  4. The word reic89 is found several times in the manuscript: once in the botanical part (26r), four times in the « bathy » part (80r, 82r, 82v, 83v) and four times in the folio « recipes » 113r and 113v. This can be ρειστος for ρευστος – what flows, for example the elapsed time or ρηστος, a contracted form of ρηιστος = sup. ραδιος – easy, practical, complacent, accommodating; what is more valid (talking about the sick); light, frivolous; unscrupulous.
  5. The word donal can come from the verb δονεω – to shake, to move, to disturb.
  6. The sixth word is long: olnolske89 – ανασκ(χ)ετ(θ)ο(η)ς. The three words exist: ανασκηθης – not free from defects; ανασκητος – not exercised, not prepared, ανασκητως – without preparation. But also ανασχετος – bearable, tolerable.
  7. The last word of the line eib9 – ειβεις of ειβω – to spread, to pour (tears) or ηβη – youth, vigor (of youth), youthful ardor; signs of puberty (hence virility organs).

The set would thus give « The hunger’s action double more easily and shake the failing vigor … »?

Quelques mots de 80r

La 1re ligne du troisième paragraphe (18me ligne de la page) se présente en EVA comme suit :
« (1) Pcheolkal dal (2) korchy (3) qotey qoty (4) rchedy (5) qokal (6) olkolshedy (7) chty… »
page 80r ligne 18
Je lis différemment :
« (1) Pei(h)eolnal 8al (2) norei9 (3) dobe9 dob9 (4) reic89 (5) donal (6) olnolske89 (7) eib9…»

  1. Le premier mot Πει(η,ch)α(ol)ναλ est unique dans le manuscrit, peut être un nom propre, comme Πηνειος, le Pénée – fleuve de Thessalie, ainsi que le dieu de ce fleuve ? Si nous lisons les premières lettres comme Ph=f, Φεαι= Φεια= Φεα – Phéa ou Phées – petit port d’Elide cité par Homère dans l’Odyssée. Ou bien il s’agit de πειναλεον – la faim ?
  2. Le 2me mot peut être lu comme no(w)rei(h)a(as,os). Selon Hésychius νωρεια=ενεργεια et ενεργεια a plusieurs significations : activité, action, fonction physiologique, performance, action divine ou surnaturelle, opération magique, forces cosmiques. Pas facile de choisir. Dans notre cas des nymphes dans un fleuve, s’agit-il des forces cosmiques, de l’influence des astres ? Ou bien il s’agit de νορεια = νоρρος = ανθος μηλινον λωτου – fleur de lotus jaune ?
  3. Je devrais lire les mots qotey qoty comme dobe9 dob9, mais je les lis comme dveia dva. Je sais, il n’y a pas de logique, pourquoi ne pas continuer en grec ? Je considère pour le moment que quelle que soit la langue, slave, sanscrit ou autre, ces deux mots signifient «deux, double, deuxième, par deux » ou quelque chose dans ce genre. L’image de deux couples des nymphes ne contredit pas cela.
  4. Le mot reic89 se rencontre plusieurs fois dans le manuscrit : une seule fois dans la partie botanique (26r), quatre fois dans la partie « balnéaire » (80r, 82r; 82v; 83v) et quatre fois sur le folio «recettes» 113r et 113v. Ça peut être ρειστος pour ρευστος – qui coule, par exemple le temps qui s’écoule ou bien ρηστος, une forme contractée de ρηιστος = sup. de ραδιος – facile, aisé, commode, complaisant, accommodant ; qui est plus valide (en parlant des malades) ; léger, frivole ; sans scrupules.
  5. Le mot donal peut provenir du verbe δονεω – secouer, agiter, mettre en mouvement, troubler.
  6. Le sixième mot est long : olnolske89 – ανασκ(χ)ετ(θ)ο(η)ς. Les trois mots existent : ανασκηθης – pas exempt de défaut ; ανασκητος – non exercé (à), non préparé, ανασκητως – sans préparation. Mais aussi ανασχετος – supportable, tolérable.
  7. Le dernier mot de ligne eib9 – ειβεις de ειβω – répandre, verser (les larmes) ou ηβη – jeunesse, vigueur (de la jeunesse), ardeur de la jeunesse ; signes de puberté (d’où organes de virilité).

L’ensemble donnerait donc « L’action de la faim double plus aisément et secoue la vigueur défaillante… » ?

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Ara and Corona Australis of 80r

Page 80r has three groups of nymphs. Koen’s latest find was to identify the object held by the nymph at the bottom left: the pears. The discussion on the forum, oriented on the images, confirms it apparently.
nymphes 80r basOur nymph holds three pears: pira in Latin. But if we open the Greek dictionary, we will find that pira (πυρα) means the fires, the pyre, the altar. To stay in Koen’s ideas, assimilating nymphs to constellations, the Altar is very suitable.

Altar, Censer, Ara, it is a constellation of the southern hemisphere, described by Ptolemy.

Which constellation represents the right nymph? The stream of blue water held by the nymph forms a triangle with her arm and body. South of the Altar is precisely a constellation called Triangulum Australe, which (oops) was identified in the early sixteenth century.
ara corona triangulumHowever, on the other side of the Altar is the Corona Australis, which has existed since Ptolemy and whose horse-shoe shape is well suited to our nymph on the right.

Autel et Corona Australis de 80r

La page 80r a trois groupes des nymphes. La dernière trouvaille de Koen était d’identifier l’objet tenu par la nymphe en bas à gauche : les poires. La discussion sur le forum, orientée sur les images, le confirme apparemment.

Notre nymphe tient trois poires : pira en latin. Mais si nous ouvrons le dico grec, nous trouverons que pira (πυρα) signifie les feux, le bûcher, l’autel. Pour rester dans les idées de Koen, en assimilant les nymphes aux constellations, l’Autel convient très bien.

Autel, Encensoir, Ara, il s’agit d’une constellation de hémisphère Sud, décrite par Ptolémée.

Quelle constellation représente alors la nymphe de droite ? Le courant d’eau bleue tenu par la nymphe forme un triangle avec son bras et son corps. Au sud de l’Autel se trouve justement une constellation appelée Triangle Austral, qui (oups) a été identifié au début du XVI siècle.

Toutefois de l’autre côté de l’Autel se trouve la Couronne Australe qui existe depuis Ptolémée et dont la forme en fer de cheval convient bien à notre nymphe de droite.

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Terrarum Orbis of 86r

The T-O map of the « rosettes » page has been described several times, I will not mention all my predecessors, you can find them with Google.

TO Map

Source : Wikipedia

The map has three labels: « oral » for Asia, « omor » for Africa and « opes9 » for Europa.
The word « omor » immediately makes one think of « Moors », Latin maurus, Greek μαυρος or can be αμαυρος – dark.
The lower left label can be read opes9 for επεσα of the verb πιπτω or πισσω – to fall. In Latin fall is occidere, where comes the word known to all « occident ». So our label on the left is not « Europa » but « occident » – επεσα. The third label, « oral », would be « orient » of the Greek verb оρνυμι – rise or the Latin word « orior ». It can also come from the verb αρυω – to emerge, speaking of the stars.

Terrarum Orbis de 86r

La carte en T de la page des « rosettes » a été décrite plusieurs fois, je ne vais pas citer tous mes prédécesseurs, vous pouvez les trouver avec Google.
La carte a trois étiquettes : « oral » pour Asia, « omor » pour Africa et « opes9 » pour Europa.
Le mot «omor» fait penser tout de suite au «maure», en latin maurus, en grec μαυρоς ou peut être αμαυρоς – sombre.
L’étiquette inférieure gauche peut se lire « opes9 » pour επεσα du verbe πιπτω ou πισσω – tomber. En latin tomber c’est occidere, d’où vient le mot connu de tous «occident». Donc notre étiquette de gauche n’est pas «Europa» mais «occident» – επεσα. La troisième étiquette, «oral», serait «orient» du verbe grec оρνυμι – lever ou du mot latin «orior». Ça peut venir aussi du verbe αρυω – émérger, en parlant des étoiles.

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Nymphs of 77v

Page 77v has seven nymphs in total: three form a group at the top of the page and four are presented separately on both sides of the text. Koen has identified two nymphs from the top trio and I just want to add a few sentences to complete his analysis.

The top trio

According to Koen the middle nymph is Cassiopeia, the right-side nymph is her daughter Andromeda, but he stopped without naming the one on the left.
The nymph on the left is so cute, with very small breasts, just nipples, her shy gaze is directed upward.
Perseus Andromeda
I never asked myself about this nymph’s gender, I considered her a woman. But following Koen’s steps, I realize that this nymph represents Perseus, cute Perseus who saves the giant Andromeda (« like a man »).

Persée Piero di Cosimo

A mirror fragment of Perseus and Andromeda by Piero di Cosimo (XVI s)

The 4 solitary nymphs

Who are the four remaining nymphs, do they represent the same characters? The nymphs of the left margin can be Andromeda and Cassiopeia and those of the right margin Perseus and Cepheus, the father of Andromeda and the husband of Cassiopeia?

Cassiopee Cephee Andromede Persee Monstre marin

In the middle- Greek vase of Berlin Staatliche Museen ( 4th c BC) on the site of Kristen Lippencott

The four constellations are in the northern hemisphere. Cassiopeia and Cepheus are visible all year, Andromeda is visible in autumn and Perseus – in autumn and winter.

Hope that the identification of nymphs helps us to translate the text!

P.S. I replaced the image, because I had out of ignorance cut the sea monster, now the image of Perseus is complete: with the Medusa’s head, facing the monster.

Nymphes de 77v

La page 77v a sept nymphes au total : trois forment un groupe en haut de la page et quatre sont présentées séparément sur les deux bordures latérales du texte. Koen a identifié deux nymphes du trio supérieur et je veux juste ajouter quelques phrases pour compléter son analyse.

Le trio de haut de la page

Koen a identifié la nymphe du milieu comme Cassiopée, la nymphe de droite comme sa fille Andromède, mais il s’est arrêté sans nommer celle de gauche.

La nymphe de gauche est toute mignonne, avec les tout petits seins, juste les tétons, son regard timide est dirigé vers le haut. Avant je ne me posais jamais de question à propos de son genre, je la considérais comme une femme. Mais en suivant les pas de Koen dans son analyse, je me rends compte que cette nymphe représente Persée, tout mignon Persée qui sauve la géante Andromède (« semblable à un homme »).

Les 4 nymphes solitaires

Qui sont les quatre nymphes restantes, représentent-elles les mêmes personnages ? Les nymphes de la marge gauche peuvent être Andromède et Cassiopée et celles de la marge droite Persée et Céphée, le père d’Andromède et le mari de Cassiopée ?

Les quatre constellations se trouvent dans l’hémisphère du nord. Cassiopée et Céphée sont visibles toute l’année, Andromède est visible en automne et Persée – en automne et en hiver.

Espérons que l’identification des nymphes nous aide à traduire le texte !

P.S. J’ai remplacé la dernière image, parce que j’avais coupé le monstre marin par ignorance, maintenant l’image de Persée est complète : avec la tête de Méduse, face au monstre.

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Pharaoh’s worm

ofios wormThere are several snakes on the pharmacy pages of the manuscript, but a snake on page 89r2 is clearly distinguished by its exceptional length. His label is opcheos, οφεως gen. from the Greek οφις – snake, but also creeping plant and guinea-worm.
Although it is not forbidden to call a « snake » snake image, I lean more towards guinea-worm, a parasite known for millennia. Dracunculiasis or dracontiasis unfortunately exists until today, despite the knowledge of the means of prevention.

The worm bore the different names over the centuries: dracontiasis, worm or wire of Medina, worm of the pharaohs, wire of Avicenna, it is called Vena Medinensis by Avicenna who took it for a vein varicose *.
Dracunculiasis treatment is usually surgical, although plants are also traditionally used.


*Jean-Philippe Chippaux- Le ver de Guinée en Afrique – ORSTOM, Paris, 1994

Ver des pharaons

Il y a plusieurs serpents sur les pages de pharmacie du manuscrit, mais un serpent de la page 89r2 se distingue netemment par sa longueur exceptionnelle. Son étiquette est opcheos, οφεως gén. du grec οφις – serpent, mais aussi plante rampante et le ver de Guinée.

Même s’il n’est pas interdit d’appeler une image de serpent « serpent », je penche plus vers le ver de Guinée, un parasite connu depuis les millennaires. Dracunculose ou dracontiase existe malheureusement jusqu’à nos jours, malgré la connaissance des moyens de prévention. Le ver portait les noms différents au cours des siècles : dragonneau, ver ou filaire de Médine, ver des pharaons, fil d’Avicenne, il est appélé Vena Medinensis par Avicenne qui le prenait pour une veine variqueuse*.

Le traitement de dracunculose est généralemnt chirurgical, bien que traditionnelement les plantes sont aussi utilisées.


*Jean-Philippe Chippaux- Le ver de Guinée en Afrique – ORSTOM, Paris, 1994

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Just for fun

Page 88v begins with a row of four images: a dancer, a mermaid, a yogi (or Egyptian scribe) and a monkey swaying on a branch.
Hanuman 88v
The monkey-plant has been reviewed by Koen  and several suggestions have been made by him and his readers.

Hanuman fetches the herb-bearing mountain

Hanuman fetches the herb-bearing mountain, in a print from the Ravi Varma Press, 1910’s (see Wikimedia Commons)

The label of the monkey-plant is otokol EVA, apparently unique in the manuscript. I read it as ovona and the first explanation that comes to my mind is the old slavonic воня – smell.
If I mix french singe=monkey and old slavonic воня, singe+ovonja, I get sanjeevani – a mythical plant able to resurrect the dead and brought by the god-monkey Hanuman in Ramayana.
The mix of French and Old Slavonic words can not be taken seriously! It’s just for fun ! But not for sanjeevani, this plant continues to be actively sought!

Juste pour rire

La page 88v commence par une rangée de quatre images : une danseuse, une sirène, un yogi (ou un scribe égyptien) et un singe se balançant sur une branche. La plante-singe a été examinée par Koen  et plusieurs propositions ont été faites par lui et par ses lecteurs.  L’étiquette de la plante-singe est otokol EVA, apparemment unique dans le manuscrit. Je la lis comme ovona et la première explication qui me vient à l’esprit c’est le vieux slave воня – odeur. Si je mélange singe+ovonja j’obtiens sanjeevani – une plante mythique capable de ressusciter les morts et rapportée par le dieu-singe Hanuman dans Ramayana.

Le mélange des mots français et vieux slave ne peut pas être pris au sérieux ! C’est juste pour rire ! Mais pas pour sanjeevani, cette plante continue à être activement recherchée !

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Makara

plant elephant 99vThe elephant-plant on page 99v has been widely debated on the Voynich ninja forum.
I proposed five years ago to read the label of the plant as an anagram.
In five years I have changed my method, I will try to read the label differently. In EVA the label reads « Koleearol ». Currently I distinguish « K » EVA with the high horizontal bar, which I read as « m » and the one with the lower bar, which I read as « n ». I read « ol » most of the time as « a ».
MakaraWith my new method I read the label as « Makara », it seemed to me as obvious by looking at the enlarged image of Koen. It is true that « ee » will be read as « k » perhaps for the first time and both « l » in « ol » are also different.
Makara is a mythical animal in Hinduism with the elephant’s head and the tail of the fish that serves as a mount for the goddess Ganga and the sea god Varuna. Our plant has the head of an elephant and the blue roots – equivalent of the tail of the fish.
The question is rather how to link makara to health recipes. Makara has already been mentioned in VM discussions, but only about the astrological page of November.
Fortunately for me the answer was not very far, the makara is quoted in the Charaka Samhita, a medical treatise considered as one of the founding texts of Ayurveda. This treaty quotes 177 medicines of animal origin, including makara, difficult to understand if it is the fabulous animal or just the crocodile.
With the two images of the « Indian dancers » of 89v2 the image of the plant-elephant-makara goads us towards the medical treatises of India.

Makara

Le sujet de la plante-éléphant de la page 99v a été largement débattu sur le forum Voynich ninja. J’ai proposé il y a cinq ans de lire l’étiquette de la plante comme une anagramme. En cinq ans j’ai changé ma méthode, je vais essayer de lire l’étiquette autrement.
En EVA l’étiquette se lit « Koleearol ». Actuellement je distingue « K » EVA avec la barre horizontale haute, que je lis comme « m » et celle avec la barre plus basse, que je lis comme «n». Je lis «ol» la plus part de temps  comme «a». MakaraAvec ma nouvelle méthode je lis l’étiquette comme «Makara», ça m’a paru comme une évidence en regardant l’image agrandie de Koen.
Il est vrai que «ee» sera lu comme «k» peut-être pour la première fois et les deux «l» dans «ol» sont aussi différents.
Makara est un animal mythique dans l’hindouisme avec la tête d’éléphant et la queue du poisson qui sert de monture à la déesse du Gange Ganga et au dieu des océans Varuna.  Notre plante a la tête d’un éléphant et les racines bleues – équivalent de la queue du poisson.
La question qui se pose est plutôt comment lier le makara aux recettes de santé. Makara a déjà été citée dans les discussions sur le VM, mais seulement à propos de la page astrologique du mois de novembre.
Heureusement pour moi la réponse n’était pas très loin, le makara est cité dans la Charaka Samhita, un traité médical considéré comme un des textes fondateurs de l’Ayurveda. Ce traité cite 177 médicaments d’origine animale, dont le makara, difficile à comprendre s’il s’agit de l’animal fabuleux ou juste du crocodile.

Avec les deux images des « danseurs indiens » de 89v2 l’image de la plante-éléphant-makara nous aiguillonne vers les traités médicaux de l’Inde.

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