Celestial spheres baths

The middle image on 75v page shows ten nymphs under an umbrella pouring blue (celestial) water through ten « shower heads ».

10 nymphes
Some labels in this image made me think of a representation of the universe, although personally I’m a follower of « anatomical » theory.

To be able to link shower nymphs to the universe we should explain:
1. The number of nymphs.
2. The position of the nymphs, why are the four nymphs on the left facing the six nymphs on the right?
3. The distances between the nymphs, easily appreciated by the number of small umbrella festoons. Does the total number of festoons, 27, have any special significance, perhaps in the theory of the music of the spheres?
4. How can we relate the image of the universe to the water flowing from the umbrella over each of the nymphs?

Today I will discuss the point of water.
While searching for information about the various systems of the world recognized in the Middle Ages, I came across the theory of Gersonides, a 14th century Bible commentator.
Gersonides, outside the Bible, wrote about astronomy and offered some criticism of Ptolemy’s theories.
According to Ptolemy the celestial spheres are nested one inside the other without leaving any empty space.
Gersonides thought that the celestial spheres are separated by « a body that does not preserve its shape », that he compared with air and water*.
I don’t want to go into too many details, but I’m sure that this theory is well illustrated by our image of nymphs/spheres receiving celestial water.
Gersonide has already been mentioned in Voynich’s research about Jacob’s staff on page 79v  and about the 43 undulations on page 68v, as well as about astrological predictions.
However, what I find really amazing in this story is the name of Gersonide. His name was Gersonide, Rabbi Levi ben Gershom and RaLBaG, magister Leo Hebraeus, but also Léon de Bagnols or Leo de Balneolis.
It’s this last name that seemed to me to be strangely connected to the thirteenth book of the manuscript. What if it was a pun intended, a joke on the part of our scribe to present elements of the astronomy/astrology of Leo de Balneolis (and other authors, why not) in the form of nymphs in the baths?


*Glasner R. (2015). Gersonides: A Portrait of a Fourteenth-century Philosopher-scientist. Oxford University Press, 139 pages

Bains des sphères célestes

L’image du milieu de la page 75v présente dix nymphes sous une ombrelle versant de l’eau bleue (céleste) à travers dix pommes de douche». Certaines étiquettes de cette image m’ont fait penser à une représentation de l’univers, bien que, personnellement je suis l’adepte de la théorie «anatomique».
Pour pouvoir lier les nymphes sous la douche à l’univers nous devrions expliquer :

  1. Le nombre de nymphes.
  2. La position des nymphes, pourquoi les quatre nymphes de gauche font face aux six nymphes de droite ?
  3. Les distances entre les nymphes, appréciables facilement par le nombre de petits festons de l’ombrelle. Le nombre total de festons, 27, a-t-il une signification particulière, peut-être dans la théorie de la musique des sphères ?
  4. Comment lier l’image de l’univers à l’eau coulant de l’ombrelle sur chacune des nymphes ?

Aujourd’hui j’aborde le point de l’eau.
En cherchant les renseignements sur les différents systèmes du monde reconnus au Moyen Âge, je suis tombée sur la théorie de Gersonide, un commentateur de la Bible de XIV siècle.
Gersonide, en dehors de la Bible a écrit sur l’astronomie et a proposé quelques critiques des théories de Ptolémée. Selon Ptolémée les sphères célestes sont imbriquées les unes dans les autres sans laisser d’espace vide. Gersonide a pensé que les sphères célestes sont séparées par «un corps qui ne conserve pas sa forme», qu’il comparait avec l’air et l’eau*. Je ne veux pas rentrer dans trop de détails, mais je suis persuadée que cette théorie est bien illustrée par notre image des nymphes/sphères recevant de l’eau céleste.
Gersonide a été déjà mentionné dans les recherches sur Voynich à propos du bâton de Jacob de la page 79v  et à propos des 43 ondulations de la page 68v, ainsi qu’à propos des prédictions astrologiques.
Toutefois ce que je trouve vraiment épatant dans cette histoire, c’est le nom de Gersonide. Il s’appelait Gersonide, Rabbi Levi ben Gershom et RaLBaG, magister Leo Hebraeus, mais aussi  Léon de Bagnols ou Leo de Balneolis. C’est ce dernier nom qui m’a paru drôlement connecté au treizième cahier du manuscrit. Et si c’était un jeu des mots, une blague de la part de notre scribe de présenter les éléments de l’astronomie/astrologie de Leo de Balneolis (et d’autres auteurs, pourquoi pas) sous forme des nymphes dans les bains ?


*Glasner R. (2015). Gersonides: A Portrait of a Fourteenth-century Philosopher-scientist. Oxford University Press, 139 pages

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